mardi 6 octobre 2009

Coralie, Elodie et les autres ...

C'était en 2001, j'avais 17 ans. J'étais à ma 10ème année de danse. Mon cours avait lieu tous les mercredi soirs, et je ne l'aurai ratté pour rien au monde.
Nous étions un petit groupe, il y avait une excellente ambiance. Bien sûr je n'y pas étrangère, faisant, il faut l'admettre, le pitre dès que je le pouvais.
Je ne me souviens plus du titre sur lequel nous avons dansé lors du spectacle de fin d'année, je me souviens seulement qu'il était difficile, ce qui m'a poussé à organiser des séances supplémentaires pour répéter.
Je moins que je puisse dire, c'est que j'étais assez dure, assez exigeante. Je voulais le meilleure de chacune, je savais qu'elles en étaient capables. Je les ai fait travailler, et travailler. Elles ont dû me haïr des centaines de fois. Mais je suis d'une patience immense, j'ai fait et refait les mêmes pas des milliers de fois.
Le jour du spectacle est arrivé, et nous étions en seconde partie, la partie de celles qui ont un niveau moyen. Sauf que nous méritions largement la troisième partie : nous étions magnifiques. On a assuré comme des malades. On était ensemble et souriantes, c'était merveilleux.

A la fin de la chanson, on s'est réuni dans les vestiaires, et, à ma grande surprise, les filles s'étaient cotisées pour me faire un cadeau, car c'était ma dernière année avec elles. Ce fut un moment là encore exceptionnel, je pense que jamais je ne l'oublierai. J'ai promis, les larmes aux yeux d'être là, au gala, l'année suivante.

Mais je n'ai pas tenu ma promesse, ni cette année là, ni les suivantes.


Je ne sais pas si internet mettra jamais ce message sur leur route, je ne sais pas non plus si elles se reconnaîtront, mais si jamais c'était le cas, je voudrai qu'elles sachent que je garde précieusement leurs cadeaux, que je pense à elles souvent, et que je regrette du fond du coeur de ne pas avoir trouvé le courage de revenir les voir. Je me souviens de nos éclats de rires, et une boule me monte dans la gorge. Je me souviens de notre complicité, de nos papotages intempestifs. Les visages se perdent dans les méandres de ma mémoire, mais je n'oublierai jamais cette chaleur qui reste et s'incruste au fond de mon ventre. Cette présence chaude et rassurante qui me rappelle à quel point on peut être heureux, à un moment précis de sa vie, sans avoir rien demandé.
J'espère que vous êtes heureuses, que votre vie va bien, j'espère que vous avez continué la danse moderne, et que parfois en y allant vous pensez à moi, comme aujourd'hui moi je pense à vous.

mercredi 23 septembre 2009

Que serai je dans 5 Ans ?

Il est de ces question que chacun se pose, chaque jour de sa vie. Pour certains, la réponse est claire et prévisible, car ces derniers ont une vie établie et bien rangée. pour d'autres, il n'y a rien de moins sûr, leur vie est si instable qu'il n'y a rien qu'ils ne puissent prévoir. pour moi, nous sommes maitres de notre destinée, et ce n'est que pas nos choix, que cette dernière est écrite.
il y a 2 ans, j'ai commencé l'année 2008 en me disant que ma vie était désormais tracée et qu'elle ne bougerai plus, que j'étais encimentée en elle sans l'avoir réellement choisi. Pourtant, et cela juste par l'action de mes choix, l'année 2008 fut pour moi l'année la plus changeante de toute ma vie.

Aujourd'hui, je sais plus ou moins où je vais. J'ai des constantes, et des variables.
Les constantes, ce sont mes amies, ma famille. Elles étaient pour la plus part là il y a 5 ans, elles seront encore là dans 5 ans, j'en suis persuadée. Il y a bien sûr aussi mon homme, et même si on ne connait jamais l'avenir et que notre relation est encore jeune, j'ai envie de le garder encore longtemps pour moi, et c'est à mon avis l'essentiel. Mon métier dans son intitulé sera toujours le même, car j'adore ce métier, et que j'ai encore énormément à apprendre dans ce domaine. Bon, je ne serai peut être plus au même endroit, car je ne sais pas où la vie mènera Julien, mais je dois avouer que d'un point de vue professionnel, j'adorerai que son travail me permette de garder le miens !
Passons aux variables, qui sont assez importantes. Déjà, il y a mon lieu d'habitation, région parisienne, alsace, ... Ensuite, il y a mon travail. Serai-je en industrie ? Il y aura t'il un CEA qui me permettra une mutation ? Serai-je en Université, au CNRS, toujours dans mon laboratoire actuel ? Serai-je au chômage ? Normalement, avec mon diplôme et mon expérience, je ne devrai pas avoir de difficultés, mais qui sait ? Il y a aussi la question du logement, serai-je en maison, en appartement, est ce qu'on réussira à acheter ? Est ce que j'aurai un enfant, deux ? Serai-je mariée, pacsée ? Continuerai je à faire pousser mes tomates ?

Et, malgré tout ce que je viens de dire sur les choix, toutes ces variables seront fixées par un jury, des gens que je ne connais pas et qui vont décider de ma vie, ainsi est le service publique. En même temps, je ne suis pas sûre que si j'avais été maitre de mon destin, j'aurai osé ou su faire les bons choix. Car chaque possibilité possède ses avantages et ses inconvénients. Si je reste sur Paris, je n'aurai pas à changer de travail, je garderai les avantages ue j'ai aujourd'hui, je serai plus proche de mes amies, mais si je pars en province, j'aurai la possibilité d'avoir une maison, mes enfants seront plus au calme, la vie sera moins chère aussi. Si nous faisons un enfant rapidement, je serai comblée, on sera des parents jeunes et dynamiques, mon grand père verra son premier arrière petit fils ou petite fille, mais par contre faire un enfant vite nous empèchera de profiter plus l'un de l'autre, et financièrement, la vie sera plus difficile.

Il me reste après tout ça à décider ce que je veux, pour moi, pour mon avenir. En 2010, je veux me muscler, faire entrer définitivement le sport dans mes habitudes (douce utopie !), et bien sûr survivre avec le sourire loin de mon coeur. Cette année-là s'annonce difficile.
Fin 2010, je souhaite de tout mon coeur que Julien ait un CDI, et je suis persuadée qu'il en aura un, que ce soit à Strasbourg ou en Région Parisienne. On vivre certainement quelques mois dans un minuscule appartement miteux, puis, dès qu'il aura des feuilles de paye, on prendra un emprunt et on achètera le plus grand possible. Après ça, la question qui reste en suspens sera "serai enceinte ou non ?" J'avoue être indécise. D'un côté je rêve plus que tout de donner la vie, et je veux que Julien soit le père de mes enfants, et je n'aurai aucune raison d'attendre encore. Mais d'un autre côté, j'adore la vie qu'on a, et je voudrai qu'on la retrouve après cette longue année de séparation, et cela avant de concevoir un enfant. C'est égoïste mais je sais qu'avec un enfant, ça ne sera plus jamais pareil, et je ne suis pas sûre d'avoir envie de lacher cette vie merveilleuse qu'on a tous les deux. Je pense pourtant qu'on ne saura pas attendre, et que je serai enceinte en 2011.
Voudrai je un autre enfant juste après ? Ce n'est pas sûr. Je veux donner le maximum à chacun de mes enfants, et deux bébés à la maison risque d'être très compliqué. Pourtant j'ai 3 ans et demi d'écart avec ma soeur, et je trouve que ça fait un peu beaucoup.
Bref j'ai encore de nombreux choix à faire, des simples (suivre ou non mon homme), comme des difficiles (1-2-3 enfants), mais aujourd'hui j'ai envie de vivre ma vie à fond, et je sais que si je la voie ainsi elle ne sera plus jamais monotone.

Les soirées jeux

Je pourrai écrire un livre sur ce que m'a apporté l'homme de ma vie, mais aujourd'hui je souhaiterai insister sur une chose en particulier, les jeux.
Pour beaucoup, les jeux de société sont réservés aux enfants, et un adulte raisonnable ne peut pas les apprécier. Sauf que oui mais non.
Moi, les jeux de société, j'ai toujours adoré ça. J'ai commencé dès mon enfance par des jeux classiques, le Monopoly, le Pictionnary, la Bonne Paye ... Puis avec Julien j'ai découvert de nombreux autres jeux, inconnus du grand public, mais si bien et si intéressants ! Pour n'en citer que quelques uns j'ai découvert Agricola, Dominion, Keltis, Léonardo Da Vinci ...
Vous ne connaissez pas ces jeux, c'est complètement normal, car ils sont assez compliqués, je l'avoue. Mais si vous réussissez à tenir la demi heure d'explication des règles, ces jeux sont extras ! La plus part des jeux connus sont dépendants du hasard tels que les lancements de dé ou le côté aléatoire des cartes, mais ces jeux là non. Ils font intervenir la logique et la concentration, poussent à mettre en place une stratégie. Ainsi, ces jeux ne sont jamais répétitifs, puisqu'on peut décider d'avoir une stratégie différente à chaque fois.
Avec Julien, j'ai participé à mes premières soirées jeux, des soirées où les amateurs de ce type de jeux se retrouvent et jouent des heures durant, parfois toute la nuit ! Ansuite, j'ai fais un week end jeux, où le principe est le même, sur tout un week end (journée de récupération à prendre obligatoire !). Et puis après tout ça, voyant que ça m'avait plu, Julien a eu l'idée d'organiser nos propres soirées jeux. On a invité quelques collègues qui étaient intéressés, chacun apportant un peu de quoi manger.
J'adore ce genre de soirées. Je suis un peu maitresse de maison, et Julien et moi sommes parfaitement complémentaires dans ce cadre. Je fais toujours un gateau ou une pizza, j'organise le repas, et ensuite on se prend chacun un groupe avec un jeux différent. On explique le jeu aux personnes qui ne le connaissent pas, et c'est parti ! Bien sûr les jeux que j'explique sont simples pour la plus part, et il m'arrive encore très rarement de gagner, mais j'adore plonger dans un jeu, essayer de mettre en place une stratégie, faire face aux réactions des autres joueurs ...
Désormais, on fait à peu près une soirée jeux par mois, et à chaque fois j'en apprécie chaque instant. Et je ne sais pas ce que la vie nous réserve, mais je souhaite de tout mon coeur continuer longtemps à organiser et vivre ce genre de soirées.
A tous ceux qui ont vécu ça avec moi jusqu'à aujourd'hui, merci !

mercredi 9 septembre 2009

Le Technicien mécano

On pourrait en douter, mais un labo de physico-chimie a réellement besion d'au moins un technicien mécano. Ils permettent de construire de nouveaux appareils (très important dans le recherche fondamentale), ils peuvent aussi réparer un bonne partie de ce qui se fait au laboratoire, bref ils sont supers.

Quand ils réalisent un appareil, il partent de la demande du chercheur, et le créent de toute pièce. Ils choisissent les matériaux qui conviendront le mieux, ils font les plans, puis fabrique l'appareil. Ils ont donc non seulement accès à tout un tas d'appareils rigolos, mais en plus certains utilisent des logiciels particuliers pour la conception des plans qui s'avèrent vraiment puissants, et amusant à utiliser. En plus, dans le cas où ils n'utilisent pas de logiciel, ils font les dessins à la main, et c'est c'est terrible.

A mon plus grand désarrois, les extérieurs au cea qui passent nous visiter préfèrent souvent de loin le super logiciel de Patrick à mon appareil d'électrophorèse capillaire.

Comment en arriver à ce travail, je ne sais pas trop, j'imagine qu'il faut faire m'écanique à haut niveau afin de se spécialiser dans la recherche.

lundi 7 septembre 2009

L'assistante ingénieure spécialisée en Chimie analytique que je suis

Je ne vais pas vous rappeler mon parcours scolaire (voir l'article nommé "Si j'avais bien été informée..."), bon d'accord si : J'ai fait un BAC S, spécialité Physique/Chimie, puis un DUT en Chimie, puis une Licence professionnelle en alternance en Chimie Anlytique, ce qui m'a permis d'obtenir le métier au nom à ralonge suivant : Assistante ingénieure Spécialisée en Chimie Analytique.

Je n'ai pas beaucoup d'expérience, je n'ai fait que le laboratoire où je travaille actuellement, je ne sais donc pas comment ça se passe ailleurs, mes écrits ne sont donc peut être pas à généraliser.
Mon métier est composé de plusieurs thèmes :
-La chimie analytique,
-Les commandes,
-L'animatrice sécurité,
-Maitre de Stage.

La Chimie Analytique

C'est ma passion, et je l'avoue sans peine, j'adore ça. L'idée, c'est de comprendre le foctionnement des appareils d'analyse chimique, qui portent des nom barbares tels que HPLC, RMN, SM, GC, EC ... Mon job, étant donné que je connais le fonctionnement et le principe de tous ces appareils (et d'autres encore !) est de les faire marcher le mieux possible, de résoudre les pannes quand il y en a, de former les gens qui doivent les utiliser, et de maintenir ma connaissance au top afin de fournir à mon laboratoire le top des analyses du moment.
En ce moment je m'occupe principalement de l'EC, l'électrophorèse capillaire, dont je vous expliquerai le principe si vous le désirez (mais arrêtez moi avant que je vous lourde, parce que moi je ne m'arrêterai pas !). En ce moment j'optimise la séparation de plusieurs composés pour un CDD de chez nous qui en as besoin.
Je suis aussi en charge du pHmètre, du conductimètre, et du titrateur, j'ai fait de nombreuses manip et formation sur le tensiomètre, et j'en oublie c'est sur.

Les Commandes

Bien sûr un laboratoire ne vit pas que d'amour et d'eau fraiche, il lui faut des produits chimiques, un laboratoire (tant qu'à faire !), et des consommables. C'est tous les petits trucs dont on se set tout le temps. Il y a un nombre incalculable de petit tubes, flacons, plastiques et verres, gradués et non gradués, fin et épais, transparents et foncé, des pipettes de prélèvement, des sabots de pesée, des chiffons épais, des chiffons fins, des chiffons qui laissent peu de poussières, et des gros pas chers. Je m'occupe de tout ça.
Au début, je l'avoue, c'était la galère. j'ai trois catalogues, avec chacuns une tonne de références avec des noms différents pour les mêmes choses, et des prix différents aussi ! Avec le temps, je sais que tel flacon est meilleur pour ce type de manip, je sais aussi chez qui il est le moins cher et bien sûr qui je dois appeler pour hurler quand ils ne me livre pas à temps. Parce que bien sûr ça, ça arrive souvent. Et ça, c'est une partie assez drôle de mon travail. je vais vous donner un exemple :
J'ai commandé un produit X chez un fournisseur Y, qui devait arriver hier, et il est pas là. Première possibilité, il est toujours à la récpetion de mon centre, j'appelle donc la réception. Ensuite, s'ils ne l'ont pas, j'appelle le fournisseur, et je demande gentiment (il faut être gentille !) comment ça se fait que mon produit ne soit toujours pas arrivé (là je prend toujours mon ton de "blonde"," non mais c'est marqué sur mon papier que ça devait arriver hier, et je ne l'ai toujours pas, je me suis inquiétée !"). Donc là j'ai des excuses, normal, mon colis est parti le matin même (bien sûr). Maintenant, à mon grand désarrois, ils doivent finir par me connaître, car quand j'appelle, souvent le surlendemain mon colis est arrivé. mais au début de mon poste, c'était rarement le cas. Donc le surlendemain, normal, je rappelais, toujours avec mon ton de blonde pour savoir où en était mon colis. S'il n'était pas arrivé le lendemain, je rappelais (on en est à 3 appels, ça commence à les lourder, mais ils ne peuvent pas s'énerver, j'ai mon ton de blonde, et surtout je suis gentille !!!!), à partir de là, j'appelle toutes les demi journées ("ah bon j'ai déjà appelé ce matin ? Ah pardon, non mais c'est parce que ça devait arriver la semaine dernière alors je m'inquiète !"). Le colis mets rarement plus d'une journée à arriver. des fois ils essaient de faire genre ils ne sont pas là, ils laissent sonner, mais au bout de 25 sonneries, ils décrochent, je n'abandonne jamais !

L'animatrice sécurité

Ce côté de mon job englobe pas mal de trucs. déjà, je connais bien le labo maintenant, et donc c'est moi que les gens viennent voir quand ils cherchent un truc. En plus s'il n'est pas au labo, c'est aussi moi qui fait la commande, du coup ça part tout de suite.

Je fais aussi le gendarme, et c'est la partie que je préfère le moins. Pourquoi ? Parce que je dois hurler sur des adultes parce qu'ils ne sont pas capable de rapporter quelque chose quand ils l'ont emprunté, parce qu'ils ne se rendent pas compte que quand ils squattent la paillasse de quelqu'un d'autre ça gène, parce qu'ils s'osbtinent à manipuler en tong, avec une blouse ouverte ou pire, sans blouse. Actuellement, j'ai à peine atteinds l'âge de commencer une thèse, ce qui veut dire que je suis dans les âges des stagiaires les plus jeunes (sauf les miens, bien entendu !), alors forcément, quand je demande à quelqu'un qui pourrait être mon frère si ça serait possible qu'il arrête de prendre les affaires des autres, il me rit au nez. Mais bon, là aussi j'applique la métode douce mais efficace qui consiste à lui dire à chaque fois que je le vois.

Je fais aussi attention au sein du laboratoire que tout est à sa place, qu'il n'y a rien de dangereux. Je participe aux exercices de sécurités, et aux différentes réunions qui vont avec. Ce n'est pas une de mes parties préférées, mais c'est essentiel pour le bon fonctionnement d'un laboratoire de chimie, alors je le fais.

Maitre de Stage

Depuis deux ans, je prend un stagiaire en DUT Chimie aussi. C'est un petit stage (2 mois et demi), mais j'apprécie vraiment de transmettre les connaissances et mes conseils à quelqu'un qui en a besoin. Je fais tout, je rédige la proposition de stage, puis je l'envoie aux DUT, je reçois les candidats en entretiens, et je participe au choix, puis je les forme sur l'électrophorèse capillaire, je leur corrige leur rapport et leur soutenance de stage, je les accompagne même à cette soutenance. C'est usant mais vraiment gratifiant.

Ce qu'on peut faire avec un BAC S, dans la recherche

J'avais prévu d'inviter ma cousine Emilie dans mon laboratoire, afin qu'elle puisse se faire une idée de ce qu'il était possible de faire comme métier avec un BAC S.

Ce n'était pas la première fois que je faisais ça, ma soeur est venue il y a deux ans, une copine à Julien cette année. Mais voilà, elle a 17 ans, et ça pose problème. Ma secrétaire préférée m'a dégotté une circulaire bidule truc de sous ses fagots qui l'interdit de venir me voir. ça m'embète, je n'aime pas trahir une parole que j'ai donné. Bref posons les cartes sur la table, je suis dégouttée.

Du coup une idée saugrenue, vaguement réalisable et surtout un peu folle m'est venue, je vais faire le point sur les gens qui travaillent avec moi, ce qu'ils font d'où il viennent.

jeudi 13 août 2009

Les vacances

Je m'aprète à énoncer un fait qui étonnera tout le monde : j'aime les vacances ! Et oui, bien sûr, tout le monde aime les vacances, ça semble logique.
Après, chacun les aime surement pour différentes raisons, le repos, le changement de rythme, le temps passé avec sa famille, etc... Personnellement, en tant que marmotte de mon état, ce qui me fait attendre les vacances avec tant d'impatience, c'est le repos. La possibilité de se lever quand on veut, de faire une sieste si on veut, de ne rien faire si on veut.
Cela ne sert à rien de se mentir, je ne profite jamais des vacances pour voir ma famille. Déjà parce que je la vois à d'autres moments dans l'année, et aussi parce que j'estime que ce n'est pas bon de ne voir les gens qu'on aime que pendant les vacances, comme s'il était impossible d'aimer et de passer du temps avec des gens qu'on aime en dehors de ces périodes là. Et puis aussi et principalement parce que je ne profite jamais des vacances pour reprendre contact avec les gens que j'aime. C'est comme ça.
J'aime aussi le fait de partir loin de chez soi, ou alors de recevoir des gens chez moi. C'est souvent un grand changement par rapport à d'habitude, et autant l'un que l'autre me rempli souvent d'allégresse. Partir loin de chez si (et particulièrement dans un endroit ensoleillé et chaud), ça permet de se voir autrement, de changer ses habitudes, de profiter de la vie d'une manière différente. Et puis pour moi qui ait grandit sous la pluie et qui travaille sous la grisaille, ce plein de soleil est quasiment essentiel à ma survie (bizarre !).

Alors bien sûr cette année, comme les années précédentes, je sors des vacances aussi fatiguée qu'avant, pas beaucoup plus bronzée, pas forcément plus détendue, mais finalement quand on y pense, les vacances ce n'est qu'un état d'esprit, pourquoi ne pas s'y placer tout le temps ! Est il vraiment nécessaire de s'énerver, de se fatiguer pour rien ou de ne plus sourire ? Doit on vraiment ne plus sortir, ne plus parler avec ceux qu'on aime et ne plus rire ?

mardi 16 juin 2009

Les Bagues

J'aimerai aujourd'hui attirer votre attention sur une des nombreuses différences entre les hommes et les femmes, puisque, comme tout le monde le sait, nous venons de Venus, et eux de Mars.
Et je pense que dans ce cas, nos réactions face aux bagues, qui sont si radicalement différentes permettent d'appuyer sans conteste cette théorie.
Prenons le cas des hommes pour commencer, histoire de garder le meilleur pour la fin (ça commence bien, j'écris déjà des propos féministes !). Un homme aura rarement l'envie d'offrir une bague à une femme, et on comprend bien pourquoi. 9 fois sur 10 la femme deviendra rouge brique et acceptera ou non la demande en mariage qu'elle croira avoir été formulée par le cadeau. Quand on sait à quel point les hommes ont envie de s'engager ...
Une femme, quand à elle, attend une bague toute sa vie. Pourquoi ? Déjà, parce qu'à la base, une bague est un objet magnifique. Si peu qu'elle soit choisie avec délicatesse, elle remplira en plus les copines de jalousie, ce qui ne manque jamais de nous satisfaire, même la plus sainte d'entre nous. Et puis, souvent, contrairement aux hommes, nous avons plus envie de nous installer, de nous stabiliser. Alors pour nous une bague représente une promesse d'avenir, une avancée dans le couple. Sans vraiment le faire exprès, à la vision d'une bague (que ce soit en magasin, sur le doigt d'une copine, ou même dans un écrin offert par notre amoureux), notre petit coeur s'emballe, on s'envole loin, on se voit en robe de mariée dans une superbe église, enceinte avec plein de petits bouts de chous. On perd nos mots, on rougit, on est émue, ce qui doit faire bizarre à l'homme en face, surtout s'il a acheté une bague comme il aurait acheté un collier ! Eh oui, pour nous une bague représente le mariage, qu'on le veuille ou non.
Du coup c'est finalement de notre faute à nous les femmes, si on ne reçoit jamais de bague en cadeau. Parce que l'homme ne veut absolument pas précipiter les choses, et qu'il ne veut pas avoir à expliquer gauchement que non ce n'est pas une demande en mariage.

J'ai reçu une bague une fois, il y a longtemps. Je l'ai choisie moi-même, après une décision mûrement réfléchie, dans des conditions parfaites, dans une grande bijouterie de Paris. C'était la plus belle des bagues, tout le monde en était persuadé. Ce n'était pas n'importe quelle bague, c'était une bague de fiançaille. Elle était tout ce qu'une femme pouvait espérer, et je me suis bien sûre précipitée pour le dire à tout le monde. Résultat, 6 ans de perdus et une douleur ardente au niveau du ventre à chaque fois que mes yeux s'arrêtent sur une robe de mariée, une salle des fêtes ou le menu d'un traiteur. Que s'est il donc passé me demanderez vous ? Et je vous répondrai simplement, la bague n'est rien. La bague n'est qu'une vitrine, comme une image de soi que l'on veut transmettre mais qui n'est jamais qu'une image incomplète ou déformée de ce qu'on est. La bague que je portais à l'époque représentait l'image que je voulais qu'on voit de moi, car je pensais que c'était ça l'important. Je me suis oubliée pour correspondre à cette bague, sans me rendre compte que ça aurait dû être le contraire.

J'ai reçu une autre bague dernièrement. Pas de mariage en vue, pas de fiançaille, je ne l'ai pas non plus choisie. Je ne saurai pas dire si c'est la plus belle des bagues, car je sais que je ne peux avoir aucune objectivité là dessus, je la trouve splendide. J'en ai parlé à mon entourage proche bien entendu, je reste une femme, mais ça n'a rien de comparable à ce que je fis autrefois. La dernière fois j'avais proposé l'achat de la bague, insisté pour nos fiançailles, cette fois je ne m'y attendais même pas. Quand je regarde cette bague, je le vois lui, accroché autours de mon doigt, secrètement toujours présent au coeur de ma main. Je regarde la pierre et j'ai l'impression de voir ses yeux quand il me sourit. J'ai su de quelle pierre il s'agissait, mais je ne l'ai pas assez dit aux autres pour m'en souvenir. Non pas que je ne suis pas fière, mais juste parce que je la garde pour moi, comme une chose bien trop fragile et précieuse pour être exposée au grand jour ou au regard des autres.
Et finalement c'est ainsi que je vois mon amour désormais, la bague que j'ai sur mon doigt est discrète et splendide à la fois, elle correspond à ce que je suis désormais, et pas le contraire.
Voilà, la boucle est bouclée.

lundi 15 juin 2009

Je l'ai fait

Ca faisait un moment que ça traînait dans ma tête, je ne saurai dire combien de temps en fait, mais le fait est là, j'y pensais depuis un moment. Bien sûr la décision était difficile à prendre, et le risque était finalement assez important, enfin, suffisamment pour que j'y réfléchisse à deux fois avant de me lancer. C'est parti sur un coup de tête, et je pense aujourd'hui que c'est une bonne chose car jamais je n'aurai pris une telle décision si j'y avais réfléchit un peu avant !
C'était avant hier, mais ça me semble déjà comme un lointain souvenir, quelque chose que j'aurai fait presque dans une autre vie. Je ne revis d'ailleurs pas ce moment, j'ai quasiment immédiatement oublié tous les sentiments qui m'ont alors assaillis. Je ne retiens finalement que l'acte en lui même, le dépassement de soi, et bien sûr le plus important, ce pourquoi je l'ai fait, le partage.
Quand je vois autours de moi des frères et des sœurs adultes, j'ai souvent très peur. Une partie se détestent, d'autres ne se côtoient plus, et sont contents ainsi, dans le meilleur des cas ils se supportent de temps en temps. Pourtant ce que je vis aujourd'hui avec ma sœur est bien au dessus de tout ça. C'est une amitié et un respect sincère et passionné. Alors je ne veux jamais finir par ne lui parler qu'une fois par an. Je ne veux pas, ne plus la connaitre, ni ne plus la comprendre. Je veux continuer à faire partie de sa vie, et qu'elle continue à faire partie de la mienne.
Elle a fait de gros efforts pour ça. Elle vient très régulièrement chez moi, elle rentre dans mon monde, accepte mes règles pour passer du temps avec moi. De mon côté je n'avais encore rien fait. Je ne pouvais laisser ça comme ça.
J'ai décidé de chanter avec elle. La musique fait partie de sa vie, elle est inscrite au plus profond d'elle même, alors que pouvait'on partager d'autre ? Je voulais à mon tour entrer dans son monde, suivre ses règles, rencontrer ses amis, ces gens avec qui elle partage tant de chose. Bien sûr ça a été difficile, chanter ne fait pas partie des choses que je sais faire, la gestion du trac n'est pas non plus une des premières qualités, mais finalement tout ça m'apparait aujourd'hui comme secondaire. J'ai passé du temps avec ma sœur dans sa chambre, à répéter, je l'ai suivie à son cours de musique, j'ai rencontré ses amis, son prof, et enfin je l'ai suivie sur scène. Le résultat est bien évidemment médiocre, mais je m'en moque. Car ce week-end de partage avec elle m'a enchantée, parce que chaque minute passée avec elle m'a montré à quel point elle était devenue une adulte merveilleuse. Et puis enfin, j'ai mis les pieds dans ce côté de sa personnalité dont elle ne parle jamais, cette possibilité qu'elle a de faire vibrer les gens, de faire fondre mon cœur. De cette décision je ne regrette rien, bien au contraire, et l'année prochaine, si elle n'a toujours pas peur de se ridiculiser je rechanterai avec elle. Car finalement j'ai découvert une autre facette de ma sœur, une facette que je ne soupsonnais pas, et que je veux découvrir pour partager encore plus avec elle.

A jamais.

lundi 27 avril 2009

MOI

Ce soir, j'avais envie de parler de moi, mais je me rend compte que finalement ça me gène énormément. Eh oui, on dirai bien finalement que même une méga bavarde comme moi ne réussit que difficilement à soulever le voile profond de sa personnalité.
Pourtant je parle, mais qu'est ce que je parle !!! Le silence m'est insupportable, ça doit être un truc psychologique remontant à la petite enfance de mon arrière grande tante maternelle au troisième degré, mais c'est comme ça, il y en a qui ont l'angoisse de la feuille blanche, moi j'ai l'angoisse du silence.
Il m'obsède et m'insupporte, je ne peux le laisser gagner, et pour cela je peux dire n'importe quoi à n'importe qui !!!!

samedi 25 avril 2009

La Danse

La danse a toujours été extrêmement importante pour moi. Je ne saurai dire, en fait, si je l'adore car je m'en sors bien, ou si je m'en sors bien parce que je l'adore. Toujours est il que j'adore danser, et que je pense danser assez bien.

De base la musique a toujours fait partie de ma vie. Très tôt j'ai chanté dans la chorale de l'église, puis dans celle du collège. J'adore sincèrement chanter, mais j'ai toujours peur qu'une fois que je ferme la bouche, les gens se retournent vers moi et me jettent des tomates !!! Pour la danse ce n'est pas pareil. Quand je danse j'assure, je me sens bien. C'est comme si tout d'un coup j'existais réellement et pleinement. Alors j'ai choisi, je chante lorsque je suis seule, chez moi, et je danse partout et dès que je le peux.

J'ai commencé la danse classique à l'âge de 7 ans. C'est chiant me direz vous ? Peut être, n'empêche que ça m'a donné d'excellentes bases, des bases de maintient, de temps, de mémoire. Ce n'était pas de la danse classique de haut niveau, et peut être que si ça en avait été mon avenir aurait été différent, bien que je doute que ma mère m'ait laissé choisir la danse comme métier. Passons, ce qui est fait est fait. Je me suis vite intégrée au groupe de danse, j'ai adoré l'ambiance, et cette façon de se dépenser tout en souplesse. Ce fut certainement un coup de foudre, je ne sais plus.

J'ai donc fait 4 ans de danse classique, puis 6 de modern jazz. C'était la danse qui était à la mode à l'époque. C'est pendant ces heures je pense que la danse s'est gravée à jamais au plus profond de moi-même. Je suis très perfectionniste, et la prof que j'ai eu les dernières années m'a permis de dépasser mes possibilités comme jamais. Je suis devenue celle que tout le monde suit, celle qui est devant et qui ne se trompe jamais, et surtout ça, celle qui danse bien.

L'avant-dernière année, on a dansé sur mambo n°5, de Lou Bega. J'étais déjà très fan de cette chanson, ce genre de rythme m'a toujours plu. On a répété, et bien sûr, j'étais devant en compagnie d'une autre ado. Le jour du gala, il s'est avéré qu'elle avait un voyage scolaire en Allemagne, elle n'a donc pas pu être présente. Or il y avait un moment dans la chorégraphie où nous faisions un truc à deux, où, du coup, je me retrouvais seule. Et là, la prof de danse a décidé que pendant que les autres feraient leur truc, moi je ferai une improvisation solo. Vous ne vous en rendez peut être pas compte de devant votre ordinateur, mais mais c'était une grande marque de confiance, une évolution de niveau !!! J'étais surexcitée et si fière de moi !!! Après de nombreuses répétitions, le grand soir est arrivé. Ce soir là, j'avais invité mon copain de l'époque, et il s'est avéré qu'il n'est jamais arrivé ou alors très tard, bien après mon passage sur scène. Donc je l'attendais, je l'attendais, et je stressais pour le spectacle, aussi, ce qui m'a mise, vous vous en doutez bien, dans d'excellentes disponibilités pour danser (c'est ironique).

Notre tour arrive, et là, un miracle s'est produit. Enfin, je ne saurai dire si c'est vraiment le mot que je devrais choisir. Les premières notes qui arrivent, la tension à son summum, et tout d'un coup, il ne me reste que mon sourire sur les lèvres et les pas dans ma tête. Mon tremblement a disparut, mes inquiétudes aussi, je danse. Je me souviens de cette impression de vie si intense, comme si je n'avais jamais existé autant dans ma vie. J'avais travaillé pour ça et ça payait, largement. Sans fausse modestie, j'ai été splendide. Je me souviens de collégiens qui me reconnaissaient dans les couloirs, des mois plus tard. Et surtout je me souviens de ma mère. Quand la chanson s'est terminée, elle et ma sœur sont entrées dans les coulisses. Quand j'y suis entrée à mon tour, elles pleuraient, toutes les deux, à chaudes larmes, pour moi. Je n'avais jamais vu pleurer ma mère à cette époque, ces larmes m'ont bien plus apporté que tous les applaudissements du monde auraient pu le faire. Après l'euphorie de la danse, je suis passée directement à l'émotion de l'amour mis à nu, de la fierté d'une mère surprise de voir ce que sa fille était capable de faire. Encore aujourd'hui, quand j'entends la chanson de Lou Bega passer à la radio, j'ai toujours une pensée pour ce soir qui m'a apporté tant d'émotions, si différentes. Il m'a ensuite été difficile de redescendre sur terre, après être montée si haut, et encore aujourd'hui, je rêve de revivre un instant semblable, et pour ça je travaille du mieux que je peux.

Après ça j'ai dû arrêter la danse quelques années, pour mes études entre autre, et c'est là que j'ai découvert un autre endroit où je pouvais danser tant que je le voulais : les boites de nuit. Quel endroit fabuleux !!!! J'avais testé quand j'étais plus jeune, j'avais déjà trouvé ça fun, mais là, danser toute la nuit sur des rythmes endiablés, ça m'a plu tout de suite, et à chaque fois, je me sens vivre intensément.

Il y a peu, j'ai repris la danse. Et, aussi bizarre que ça puisse paraître, j'ai choisi un cours de danse classique. Le retour a été très difficile, en 5 ans j'ai beaucoup perdu. Le premier gala a été un massacre, et pourtant je me suis réinscrite pour celui de cette année. Peut être suis je masochiste, ou alors juste que j'aime ça énormément, préparer un gala, s'imaginer y être pendant des mois, tout faire pour réussir ces quelques minutes d'une vie.

Mon but désormais, est d'arriver à un niveau assez haut pour passer l'examen de professeur de danse. Je veux enseigner la danse, la passion de la danse, je veux transmettre ça à plein d'ados, c'est quelque chose que j'ai vraiment envie de faire. Alors, ça prendra peut être du temps, mais je finirai par y arriver. Un jour, j'enseignerai la danse.

vendredi 10 avril 2009

Etre Marraine pour moi

J'en ai fini avec mes copines, j'en ai beaucoup !!! Mais je ne peux pas clore ce sujet sans parler d'un être particulièrement particulier. Elle me connait mieux que personne, elle a été présente plus qu'aucune autre à chaque étape de ma vie. Je suis bien trop dure avec elle et pourtant jamais elle ne m'en veux. Aujourd'hui que je déballe enfin mon cœur je voudrai parler de ma sœur.

Dire que je lui en ai fait baver serait peu dire, je voulais le meilleur pour elle, sans comprendre que seule elle pouvait déterminer ce qui était ou non le meilleur.

Elle a vendu la mèche à Maman pour mon premier chéri (merci, hein !), elle a séché mes larmes à chaque rupture, elle m'a laissé vivre quand je n'avais pas le temps de m'occuper d'elle, et même sur la paille, elle m'offre toujours un cadeau pour noël et pour mon anniversaire.

Je l'aide du mieux que je peux, je souhaite plus que tout lui éviter les difficultés que j'ai dû affronter, sans me rendre compte que souvent elle est bien assez grande pour les affronter, et qu'elle s'en sortirai très bien, même sans sa grande sœur.

Je me demande parfois comment on peut haïr ses frères et sœurs. J'oublie alors que ce qui nous uni n'est pas seulement le sang, et que ce qui nous uni dépasse de beaucoup l'amour fraternel. Si jour après jour, nous nous inquiétons l'une pour l'autre, si d'instinct nous faisons passer l'autre avant nous même, si jamais la distance ne nous effraie ni ne nous effraiera, c'est tout simplement que plus fort encore que ces liens de sang si fragiles finalement, nous avons construit entre nous un formidable lien d'amitié.

Nolwenn

Je parlerai peu sur Nolwenn. Non pas qu'elle ne soit pas importante à mes yeux, car souvent je pense à elle et je m'inquiète. Mais même en voulant plus que tout nous retrouver, il nous est encore difficile de partager des choses.

Nous nous sommes rencontrées en sixième, et nous nous sommes adorées tout de suite. Nous avons grandi l'une à côté de l'autre, et nous avons passé de merveilleux moments. Souvent nous dormions l'une chez l'autre, et nous passions des soirées entières à papoter, de garçons la plus part du temps.

J'étais persuadée qu'il en serait toujours ainsi, elle était ma moitié, celle qui serait encore là quand les autres seraient parties. Malheureusement nous avons suivi des chemins différents, et nous nous sommes perdues de vues, et certainement même plus à cause de moi qu'à cause d'elle.

Dernièrement nous nous sommes retrouvées, et nous avons tenté de toutes nos forces de nous retrouver. Mais peut être n'est-ce pas encore le bon moment, peut être sommes nous trop éloignées géographiquement. Mais je suis sûre et je veux croire qu'un jour nous réussiront à redevenir ce que nous étions, des amies proches comme les deux doigts d'une main, des jumelles physiquement différentes.

Fophie

J'étais en terminale scientifique, et j'avais déjà toutes les copines sus-nommées. J'en avais bien assez me direz vous ! Mais mon cœur est infini, et il ne se nourrit que d'amour et d'amitiés, et j'allais lui trouver la comptable la plus drôle du monde !

Elle était en seconde, interne dans le même tout petit lycée que Sandranou et moi. On était un bon groupe de nanas, et on mettait donc 15 jours et demi pour finir de manger le soir. Plusieurs soirs de suite, on l'a vu, abandonnée de ses amies, finir de manger toute seule dans son coin. Avec Sandra on a trouvé ça horrible, alors on lui a proposé de manger avec nous. Au début, elle a dit que ce n'était pas bien grave qu'elle mange toute seule, et puis finalement elle a partagé notre table, puis rapidement, notre chambre.

Ce qu'il faut savoir avant de commencer, c'est que les soirées à l'internat étaient déjà très animées avant son arrivée, on papotait, on rigolait, mais ce n'était rien comparé à l'ambiance après son arrivée !!! Je me souviens de partie de carte à hurler de rire pendant 3 semaines, de parties de foot avec un chausson comme ballon, de tous ce petits trucs de tous les jours, qu'on faisait sans s'en rendre compte et qui rendaient le quotidien tellement plus amusant !!

Je me souviens, le matin, je me levais la première, et j'allais prendre ma douche. Ensuite je réveillais Sandra en lui caressant le pied de loin (je crois que c'est toi qui sinon shootait quiconque s'approchait), et enfin j'allais réveiller Fophie (tiens, encore un surnom !). Je lui murmurais en lui caressant les cheveux : « Il est l'or, mon seignor, l'or de se réveiller ! », et pour me montrer qu'elle avait bien entendu, elle me répondait un très vague « Tututut, il en manque une ! ». Je ne sais pas d'où ça nous est venu, mais ça nous a pris un jour, et c'est resté.

Le lycée s'est terminé pour moi, elle est partie dans des études de comptabilité, ne pouvant plus nous voir au quotidien, on a donc commencé à se voir chez nous. Rapidement, nous avons trouvé des nouvelles habitudes, des jeux un peu stupides mais engendrant d'immenses fou rire, du papotage à n'en plus finir, des failles temporelles aussi …

Encore aujourd'hui, j'ai le sourire rien que de penser à nos futures rencontres, car même lorsque je suis stressée au plus haut point, elle réussit toujours à me faire rire à en avoir des crampes aux zygomatiques !!!

mardi 31 mars 2009

Emilie

J'ai rencontré Émilie en première scientifique, nous étions dans la même classe, assises l'une à côté de l'autre quasiment à tous les cours. J'ai tout de suite ressenti à son égard énormément d'admiration. Ayant un niveau scolaire bien plus important que le miens, elle aurait pu ne me jeter qu'un coup d'œil et me tourner le dos. Que nenni !! Émilie a le cœur sur la main, et cerise sur le gâteau au chocolat, en plus d'être très sympathique, elle est capable de donner de son temps sans jamais se plaindre ! On a beaucoup ri durant ces deux années où nous nous voyons tous les jours. Sans vraiment partager nos problèmes nous étions là l'une pour l'autre, tout simplement.
A la fin de la terminale, on a suivit chacune notre chemin, et nos rencontres se sont faites rarissimes, jusqu'à une fois par an, voir moins !! Pourtant, on est restées proches, alors quand elle s'est installée près de chez moi, et que ses cours lui en ont laissé le loisir, elle m'a accordé un peu de son temps. On s'est découvert des passions communes, et on s'organise des sorties, ou on s'invite l'une chez l'autre, et j'adore ces moments, et je les savoure avec délectation. En fait, on aime beaucoup sortir, se promener, marcher, découvrir des jardins ! Du coup, en hiver, nos contacts sont plus des cyber-contacts, par le biais de ce merveilleux msn (vous ai-je déjà dis à quel point j'apprécie cet outil ?) !
Pour moi, Versailles sera toujours synonyme d'Émilie, grâce à toutes ces heures que nous avons passé à parcourir son jardin, par chaud et par froid, par vent et par soleil. J'aime la bonne humeur qui la caractérise, cette façon qu'elle a de ne jamais juger les gens. Je l'admire pour ça aussi.

Fannie

On s'est rencontré au collège, en 6 ème, et on s'est tout de suite adoré ! On a beaucoup partagé pendant ces années de collège, on a su chacune s'apporter quelque chose, sans jamais vraiment s'avouer le respect mutuel que l'on partageait. J'étais fan de sa vision de la vie, et je suis toujours impressionnée par les ressources qu'elle peut avoir pour s'en sortir. Elle m'a avoué il y a peu qu'elle adorait le fait que je lui apporte à manger pour 10h00, chaque jour. Cela me semblait pourtant si naturel, cela m'a touché qu'elle se souvienne de ça tant d'années après.

Elle a dû partir, et on s'est perdues de vue. C'est pas mal ma faute je pense, mais les études m'ont séparées de tant d'amies. Et puis un jour, c'était au début de ma troisième et dernière année d'étude, elle m'a appelé, comme ça, parce qu'elle en avait envie. Bien sûr moi aussi je le voulais, mais je crois que jamais je ne l'aurai osé. Et c'est ça que j'admire profondément chez Fannie, c'est cette capacité à oser les choses, à ne pas se poser de question et à foncer, ce qui lui permet de réussir quasiment tout ce qu'elle entreprend.

On a mis du temps à retrouver ces liens qui nous caractérisaient, mais ça fait quelques temps maintenant que tout est redevenu comme avant, et même mieux !!! On adore sortir toutes les deux en boite de nuit, avec ou sans accompagnement ! On a cette passion commune de la danse, qui nous permet de passer de merveilleuses heures ! Mais elle n'est pas que ça, c'est aussi beaucoup grâce à elle que je suis sortie des difficultés de l'année dernière, elle m'a donné son avis, et a respecté le miens, elle m'a permis de réfléchir la tête au clair ! Et puis, chose extrêmement importante, c'est elle qui a dessiné mon tatouage ! Bien sûr l'idée vient de moi, je suis venue avec mon idée, et elle l'a améliorée, elle y a ajouté des motifs splendides, elle a su me conseiller. Elle m'a emmené chez son tatoueur, et m'a aidé à marchander pour le prix !

Elle aussi a une petite fille, Chloé, qui a 6 ans je crois. Elle l'élève quasiment seule, et s'en sort comme un chef, malgré toutes les difficultés qu'elle doit avoir !!! Après avoir beaucoup cherché, elle a fini par trouver chaussure à son pied, et j'ai adoré la soutenir dans son aventure, comme elle m'a soutenue dans la mienne !

Bientôt, elle déménagera loin de chez moi, et peut être que moi aussi je serai obligée de déménager. Mais j'ai confiance, même si on ne fait qu'une ou deux sortie en boite par an, on réussira à se parler et à garder le contact toutes les deux, même si on est séparées.

mercredi 25 mars 2009

Sandranou

Je ne sais pas d'où vient ce surnom, Sandranou. Elle s'appelle Sandra, et ça aurait dû me suffir, car je n'ai jamais trop donné de surnom à mes amies, mais pour Sandra ce fut différent, et ce fut Sandranou, ainsi va la vie.
Mais d'abord un peu d'histoire. J'ai rencontré Sandra lorsque j'étais en première Scientifique, elle était en terminale Economique et Social, et nous étions internes, dans la même chambre. On est si différentes, je ne saurai vraiment dire pourquoi on s'aime tant.
On a beaucoup parlé, beaucoup ri, beaucoup partagé, elle a contribué à faire de mes années d'internat des années merveilleuses, alors, à la fin du lycée, on ne s'est pas perdu de vue. La question ne s'est juste pas posée. Bien sûr le fait que je sois à Orléans pour mes études a espacé nos rencontres (et aussi le fait que je doive bosser sans arrêt), mais on est resté très proches, on se faisait une pizza de temps en temps en se racontant nos malheurs.
Après quelques déboires (où je l'ai soutenu le plus possible), elle a finalement trouvé Sylvain qui lui a donné deux merveilles, Mathis, qui a déjà 3 ans et demi, et Nathan, qui vient d'avoir un an. On avait parlé un moment Ue je sois la Marraine de Mathis, mais ayant déjà accepté pour Léa, j'avais peur de ne pouvoir être une bonne Marraine pour les deux. Quand Nathan est né, j'ai accepté avec joie de tenir ce rôle pour lui. Il sera baptisé cet été, j'ai hâte d'y être.
Sandra a la fâcheuse tendance à deviner sans que je lui dise, si je vais bien ou pas. Par contre, il m'est souvent difficile de percer sa carapace pour l'aider un peu, lorsque ça ne va pas. Quand j'ai préparé mon mariage, il m'a semblé naturel de la choisir comme témoïne, et elle m'a fait l'honneur d'accepter, et de prendre son rôle très au sérieux.
On a partagé tant de choses jusqu'à présent, et on est pourtant si éloignées l'une de l'autre ! Internet y est pour beaucoup, ce merveilleux outils qui permets de ne pas trop perdre le contact avec les gens que l'on aime. Je ne vois pas ma vie désormais sans sa présence, plus ou moins éloignée. Et le lien qui m'unit à son fils me conforte dans cette idée. Toujours présente lorsque j'en ai besoin, je ne pourrai lui reprocher qu'une seule chose, qu'elle ne me permette pas d'être présente et de l'aider, quand elle en a besoin.
Ma Sandranou, je sais que tu liras ce message, saches que je serai toujours là, tel un phare qui guidera ton bateau loin des eaux tumultueuses qui tentent de te renverser.

Myriam

On se connait depuis la sixième, dans un groupe de copine, et puis elle est partie faire ses études dans les chevaux, loin, en internat. Ce fut un coup dur pour beaucoup de ses amies, mais pas pour moi. On est restées amies, on ne s'est jamais quittées. On n'avait pas beaucoup de sous, alors on ne se voyait que deux fois par an, pourtant elle n'a jamais quitté mon cœur depuis toutes ces années.
Après l'internat, elle est partie en Normandie, finir ses études, et travailler ensuite. Et, il y a 4 ans environ, Myriam m'a annoncé qu'elle était enceinte. On s'était promis depuis longtemps que je serai la Marraine de son premier enfant, le voilà qui arrivait.
J'ai eu super peur, je dois l'admettre, je commençais ma dernière année d'étude, j'étais usée et bien jeune, mais je voulais faire de mon mieux, et elle a eu besoin de moi très vite !!! A 6 mois de grossesse, elle a dû rester allongée 24h/24, ce qui l'empéchait de finir les courses nécessaires à l'arrivée du bébé ! Mon premier travail de future Marraine fut donc de faire toutes les courses nécessaires pour ma pitchounette !!!
Je dois préciser une chose, je n'y connaissais absolument rien en bébé ! Heureusement, avec les connaissances de Myriam et mes jambes, on s'en est bien sorti. Je me souviendrai tout ma vie de cette soirée. J'avais passé l'après midi à parcourir les magasins afin de compléter la liste d'achat que m'avais donné Myriam, et pas moyen d'acheter quoi que ce soit, le budget était trop petit, et les prix bien trop chers ! Vers 19h00, j'abandonne, et je vais au supermarché du centre commercial afin de faire mes courses perso. Là, je vois qu'ils ont un rayon bébé, je jette un coup d'œil, juste histoire de voir, et là, oh surprise, il y a tout ce dont j'ai besoin, et à un super prix !!! Bien sur, je n'y connais rien, et j'appelle Myriam toutes les deux minutes : « Les biberons, en verre ou en plastique ? », « Combien tu veux de tétines ? », « Le lit est pas en bois, ça te déranges pas ? », une soirée mémorable, où elle m'a beaucoup appris (et où on a beaucoup rigolé !).
Petite anecdote, juste pour le plaisir, au bout de 8 mois, Myriam a recommencé à se lever, on s'attendait donc à ce que la petite naisse tout de suite, eh bien non ! Elle était désormais assez grosse pour rester dans le ventre de ma meilleure amie ! Un soir, j'ai reçu un texto de Myriam qui était rentrée chez elle depuis quelques semaines déjà « Il me gardent à l'hôpital ce soir, je fais un peu d'hypertension. ». Le lendemain je recevais un coup de fil, Léa était née, c'était le 2 septembre 2005. Ce jour là, un nouveau lien s'est créé entre nous, un lien unique et bien plus fort, comme si lorsqu'elle était née Léa nous avait rapproché encore par son biais. Je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite, je le sais maintenant, et je vis la même chose avec la mère de mon autre filleul. On ne se pose plus la question, est-ce qu'elle m'en veut, est ce qu'elle tiens à moi, on sait qu'on est là, qu'on ne s'oublie pas. Je prie souvent pour que ce lien dure toujours, car sans sa présence, même loin, je ne survis pas.

3 ans et demi et un milliard de photos plus tard, je fond encore et toujours quand Léa m'appelle Marraine en souriant. Si vous êtes gentils, je mettrai une photo, elle est magnifique.
Ces derniers temps, c'est différents entre Myriam et moi, parfois mieux, parfois plus dur, on se reconstruit une vie et c'est difficile, c'est normal.
De mon côté, j'ai dépassé pas mal de difficultés, et désormais je sais ce que je veux faire avec elle, on est redevenue amies, et pas seulement Maman et Marraine, et ça fait du bien. On refait ensemble des trucs de filles, se coiffer, aller visiter IKEA, ces moments me font un bien fou et me rappellent que la vie n'est pas si terrible que ça. C'est vrai que je n'ai pas beaucoup de sous et qu'elle n'en pas quasiment pas, c'est vrai qu'il y plein de trucs incertains et difficiles qui nous attendent, mais je suis persuadée que tant qu'on aura la possibilité de passer juste quelques heures ensemble à rire comme autrefois, c'est que finalement qu'on a gardé l'essentiel.
De son côté le plus dur, elle est en plein dedans. Et elle affronte ça, toute seule, sans jamais désespérer, sans jamais baisser les bras, sans jamais perdre ce brin de folie qui la caractérise tant. Elle a perdue une fois de plus pied, et malheureusement, cette épreuve elle doit l'affronter seule, sans moi. Mais je sais qu'elle s'en sortira, je le sens au plus profond de moi-même.
Oui, ce n'est pas tout rose. On est loin l'une de l'autre (250 km), et elle n'a ni internet, ni le téléphone fixe. Alors on ne se voit pas souvent et on ne peut pas toujours être là l'une pour l'autre. Mais elle reste dans ma tête et dans mon coeur, même quand on ne se voit pas souvent, et même lorsque nous ne sommes pas d'accord. Et je crois que c'est ainsi qu'on reconnaît de grandes amies.

mardi 24 mars 2009

Mes cops et moi



Eh oui, une fille ne se défini jamais sans ses copines, et moi plus particulièrement ! Car même si elles sont loin de moi, elles sont mes fondements, mes bases et mes ressources !
J'en ai beaucoup, trop peut être pour être présente pour chacune, et pourtant je ne me séparerai d'aucune d'entre elles, même pour tout l'or du monde !!!



"Une amie, c'est quelqu'un qui sait tout de toi, et qui t'aime quand même."





lundi 16 mars 2009

Si j'avais été bien informée ...

Déjà, en terminale, et même au collège j'aurai dû faire des salons, proposant des métiers, des stages, ça m'aurait donné une idée. De plus, il existe un nombre incroyable de métiers, et il existe plein d'endroit où on peut en avoir un aperçut. L'année de terminale, j'aurai dû visiter les écoles qui m'intéressaient, poser des questions aux étudiants présents sur place. Et, le plus important : REGARDER LA COTE ET LE CLASSEMENT DE L'ECOLE !!!! J'ai eu de la chance, l'IUT que j'ai choisi était le deuxième de France en chimie, mai si vous choisissez un très mauvais établissement, il sera d'autant plus difficile de trouver un travail !

Un autre problème des études : le financement. En Fac, il est possible de travailler à côté, dans les autres formations, autant être clair, c'est quasi impossible !! Un moyen de manger autre chose que les patates de maman et de dormir ailleurs que dans ta voiture, ce sont les APL, les aides au logement. Mais attention, pour ça il faut être déclaré seul aux impôts, ce qui veut dire que la famille ne recevra plus les subventions familiales, il faut donc faire un bon calcul. Mais même si la somme à gagner seul est moins importante, il existe plein d'autres avantages à être seul, surtout si on bosse un mois pendant l'été ! Mais bien souvent maman préfèrera lâcher 300 € par mois plutôt que de laisser son bébé seul face aux impôt !

Une fois les sous trouvés, il faut dégotter un logement ! Le mieux (enfin, le moins cher), ce sont les logements boursiers. Il y a une liste d'attente assez longue donc bon, ce n'est pas forcément gagné. Ensuite, le bon plan, c'est le logement chez l'habitant. Souvent, ce n'est pas trop cher, et si le courant passe avec la petite mamie, c'est le top !! Après l'autre bon plan, c'est la collocation. Bien sur tu peux tomber sur des crétins crades, c'est toujours le risque, mais tu n'as pas de petite mamie sur le dos dès que tu passes le pas de ta porte. Enfin, il y a les petits apparts qui ne sont pas trop loin de ton école, mais là forcément, tu douilles.

Moi, ma mère a choisi de me prendre un appart et .. de ne pas me déclarer seule !!! Résultat financier : 350 € ( et encore je j'étais pas sur Paris) de loyer ce qui donne 550 € qui partent tous les mois (il faut bien manger). J'ai fait le calcul, j'ai reçu lors de cette période 9350 € ! Merci Maman !!!

Conclusion, si la première école est très loin et la seconde à côté, choisir la seconde !

Enfin, surtout, ne faites pas comme moi, informez vous, et réfléchissez !!!

Mes informations, pour vous, sur l'orientation

Je me dis que peut être (peut être) que je finirai par être lue par des élèves de lycées, qui pourraient ainsi se demander ce que je ferai si je devais tout refaire, tout recommencer, ce que je conseillerai …

Bon, d'accord, je vous explique tout.

Après le lycée, il y a donc 4 possibilités :
  • BTS : C'est une formation quasi exclusivement pratique. Souvent on fait un BTS pour travailler derrière. Bien sûr, il est toujours possible d'aller sur une licence professionnelle ou même une L3, mais le travail demandé risque d'être très conséquent.

  • IUT : Un peu plus théorique, il permet bien sûr d'obtenir un travail après, mais il est plus fait pour faire une troisième année supplémentaire, de spécialisation. Pour cela, on peut soit enchainer sur une licence professionnelle, une L3, ou même une école d'ingénieur. Souvent les premiers de promotion sont invités à entrer dans une L3 ou une école d'ingénieur, mais même eux devront fournir un travail important pour rattraper la théorie des autres.

  • PREPA : Réservées aux meilleurs des meilleurs, les prépas n'apportent rien en soit, puisqu'aucun diplôme n'est délivré au bout de deux ans de travail. Bien sûr cette formation est excellente, elle sert à “Préparer aux grandes écoles”, ça donne une idée de la difficulté de la chose !!! Après la prépa, on ne peut pas travailler (on n'a pas de diplôme !!!!), Le mieux c'est bien sûr d'être accepté dans une grande école, sinon on fait une école d'ingénieur. Il est rare que quelqu'un décide d'embrayer sur une L3. Une licence pro j'en parle même pas, c'est comme acheter des produits bio une fortune et aller les chercher super loin, pour finalement faire une pizza brûlée. Non pas que la licence pro soit une mauvaise formation, mais elle faite pour faire une carrière technique, alors que la prépa envoie vers une carrière intellectuelle. Ce qu'il faut savoir avant de se lancer, c'est qu'après une prépa, c'est minimum 3 ans pour un diplôme de master ou d'ingénieur (même niveau mais pas même formation), voir 6 ans (thèse)..

  • FAC : C'est un peu comme la prépa, très théorique, mais à un niveau moins élevé, et tout le monde y est accepté ! Pas beaucoup d'heures de cours, mais pas mal de boulot quand même. Le premier niveau de qualification (BAC +3) est une licence, donc bien sûr pas de possibilité d'arrêter avant sous peine de n'avoir rien d'autre en poche qu'un BAC (ce qui n'aide pas vraiment à trouver du boulot, il faut bien l'admettre). Après la licence, la seule option semble être les concours administratifs. A mon avis, si on commence une fac, il faut aller jusqu'en master, surtout que bientôt on ne pourra plus être prof avec une licence. Après le BAC +5 (le master), on peut faire une thèse de doctorat, qui mène au diplôme (grade) de docteur en la matière (eh oui, tous les docteurs ne sont pas médecins, mais tous les médecins sont docteurs … en médecine !)

  • GRANDES ECOLES : c'est le must du must, là où sont formés tous les cerveaux de demain ! L'entrée est très difficile, mais une fois qu'on y est entré, on trouvera certainement du travail plus facilement. Alors il y a des grandes écoles pour tout, art, lettre, maths, physique, chimie, communication, management …

  • ECOLES D'INGENIEUR : Il y en a énormément ! Des très bonnes, comme des moins bonnes, bien sûr. A la mode en ce moment, les écoles d'ingénieur en informatique, mais il y en a aussi en chimie et en physique, après d'autres je ne sais pas, peut être.

  • THESE DE DOCTORAT : On peut la faire après n'importe quel BAC + 5, C'est une spécialisation dans la matière que l'on a étudié. On est engagé dans un laboratoire de recherche sur un sujet précis, et on l'étudie à fond, manip à l'appuie pendant trois ans. Donc dans cette formation il n'y a quasiment pas de cours. Au bout de trois ans, on fait un mémoire de thèse et une soutenance de thèse.

Il y a quand même quelque chose que je dois dire après tout cet exposé, c'est qu'il n'est absolument pas nécessaire de passer son BAC, ni pour réussir sa vie, ni pour gagner de l'argent !

mardi 10 mars 2009

Le départ de mon histoire : Mon orientation

J'ai eu mon BAC S, jusque là rien d'anormal. Etant originaire d'un coin perdu de l'Yonne (si vous ne savez pas où c'est, regardez le coin le plus vide de France, c'est là !!!), j'ai dû partir de chez mes parents pour faire mes études.
Enfin, faire des études, oui mais quoi ? Car, comme beaucoup d'autres jeunes, je n'ai jamais su quoi faire de ma vie, pas de projet, pas de but, bref une ado, tout ce qu'il y a de plus classique. Il a tout de même fallut que je choisisse une orientation.
  • Fac / BTS / DUT / Prépa ?
Une prépa ? Ce type d'étude réclame un niveau assez élevé (voir très élevé), et il faut bien l'admettre, ce niveau je ne l'ai pas !
Un BTS ? Les BTS se font en lycée, ce qui entraînait encore deux années d'internat supplémentaires, alors que j'en avais déjà fait trois, je ne m'en sentais pas capable.
La FAC ? Ma mère l'a faite, elle sait donc qu'il y a peu de cours, et beaucoup de possibilités de sortie ! Inquiète pour moi, elle m'a vivement conseillé de ne pas y aller. Il s'avère qu'en trois années d'études, j'ai dû sortir en tout 3 fois, ce qui est très peu par rapport même à mon rythme actuel.
Il ne me restait donc plus que le DUT, va pour le DUT (je vais faire un schéma explicatif des formations, promis !) ! Il me restait tout de même à choisir un point important, un DUT, certe, mais un DUT en quoi ? Venant de scientifique, je me suis proposée à moi-même 4 possibilités :
  • Maths / Biologie / Physique / Chimie.
Des Maths ? Scolairement parlant, je m'en sortais pas trop mal, mais je ne voyais comme débouché que comptable, et c'était un métier qui ne me tentais vraiment pas !!!!
De la Bio ? Il ne faut pas se loeurer, j'étais (et je suis toujours), une vrai quiche en bio. C'est triste mais c'est comme ça, pas d'études en bio.
De la Pysique ? J'aime bien, mais sans plus (il s'est avéré par la suite qu'en fait je n'aimais pas du tout !), donc bon, pas la physique !
Il me restait la Chimie, voilà mon avenir !

Drôle de façon de choisir, je veux bien l'admettre, mais bon, c'est ce que j'ai fait, c'est comme ça !
Il me restait en fait une chose à choisir, en chimie, il y a la spécialisation "chimie", et "génie chimique". J'ai choisi chimie tout simple, j'ai bien fait, génie chimique correspond à la production ! C'est carément pas mon truc !!!

Enfin, il me fallait choisir le ieu, et comme malheureusement beaucoup d'autres personnes, je l'ai choisi au plus près du domicile famillial. J'ai donc choisit l'IUT Chimie d'Orléans, dans le 45 (le deuxième trou où il n'y a rien en France, après l'Yonne !)