mercredi 23 septembre 2009

Que serai je dans 5 Ans ?

Il est de ces question que chacun se pose, chaque jour de sa vie. Pour certains, la réponse est claire et prévisible, car ces derniers ont une vie établie et bien rangée. pour d'autres, il n'y a rien de moins sûr, leur vie est si instable qu'il n'y a rien qu'ils ne puissent prévoir. pour moi, nous sommes maitres de notre destinée, et ce n'est que pas nos choix, que cette dernière est écrite.
il y a 2 ans, j'ai commencé l'année 2008 en me disant que ma vie était désormais tracée et qu'elle ne bougerai plus, que j'étais encimentée en elle sans l'avoir réellement choisi. Pourtant, et cela juste par l'action de mes choix, l'année 2008 fut pour moi l'année la plus changeante de toute ma vie.

Aujourd'hui, je sais plus ou moins où je vais. J'ai des constantes, et des variables.
Les constantes, ce sont mes amies, ma famille. Elles étaient pour la plus part là il y a 5 ans, elles seront encore là dans 5 ans, j'en suis persuadée. Il y a bien sûr aussi mon homme, et même si on ne connait jamais l'avenir et que notre relation est encore jeune, j'ai envie de le garder encore longtemps pour moi, et c'est à mon avis l'essentiel. Mon métier dans son intitulé sera toujours le même, car j'adore ce métier, et que j'ai encore énormément à apprendre dans ce domaine. Bon, je ne serai peut être plus au même endroit, car je ne sais pas où la vie mènera Julien, mais je dois avouer que d'un point de vue professionnel, j'adorerai que son travail me permette de garder le miens !
Passons aux variables, qui sont assez importantes. Déjà, il y a mon lieu d'habitation, région parisienne, alsace, ... Ensuite, il y a mon travail. Serai-je en industrie ? Il y aura t'il un CEA qui me permettra une mutation ? Serai-je en Université, au CNRS, toujours dans mon laboratoire actuel ? Serai-je au chômage ? Normalement, avec mon diplôme et mon expérience, je ne devrai pas avoir de difficultés, mais qui sait ? Il y a aussi la question du logement, serai-je en maison, en appartement, est ce qu'on réussira à acheter ? Est ce que j'aurai un enfant, deux ? Serai-je mariée, pacsée ? Continuerai je à faire pousser mes tomates ?

Et, malgré tout ce que je viens de dire sur les choix, toutes ces variables seront fixées par un jury, des gens que je ne connais pas et qui vont décider de ma vie, ainsi est le service publique. En même temps, je ne suis pas sûre que si j'avais été maitre de mon destin, j'aurai osé ou su faire les bons choix. Car chaque possibilité possède ses avantages et ses inconvénients. Si je reste sur Paris, je n'aurai pas à changer de travail, je garderai les avantages ue j'ai aujourd'hui, je serai plus proche de mes amies, mais si je pars en province, j'aurai la possibilité d'avoir une maison, mes enfants seront plus au calme, la vie sera moins chère aussi. Si nous faisons un enfant rapidement, je serai comblée, on sera des parents jeunes et dynamiques, mon grand père verra son premier arrière petit fils ou petite fille, mais par contre faire un enfant vite nous empèchera de profiter plus l'un de l'autre, et financièrement, la vie sera plus difficile.

Il me reste après tout ça à décider ce que je veux, pour moi, pour mon avenir. En 2010, je veux me muscler, faire entrer définitivement le sport dans mes habitudes (douce utopie !), et bien sûr survivre avec le sourire loin de mon coeur. Cette année-là s'annonce difficile.
Fin 2010, je souhaite de tout mon coeur que Julien ait un CDI, et je suis persuadée qu'il en aura un, que ce soit à Strasbourg ou en Région Parisienne. On vivre certainement quelques mois dans un minuscule appartement miteux, puis, dès qu'il aura des feuilles de paye, on prendra un emprunt et on achètera le plus grand possible. Après ça, la question qui reste en suspens sera "serai enceinte ou non ?" J'avoue être indécise. D'un côté je rêve plus que tout de donner la vie, et je veux que Julien soit le père de mes enfants, et je n'aurai aucune raison d'attendre encore. Mais d'un autre côté, j'adore la vie qu'on a, et je voudrai qu'on la retrouve après cette longue année de séparation, et cela avant de concevoir un enfant. C'est égoïste mais je sais qu'avec un enfant, ça ne sera plus jamais pareil, et je ne suis pas sûre d'avoir envie de lacher cette vie merveilleuse qu'on a tous les deux. Je pense pourtant qu'on ne saura pas attendre, et que je serai enceinte en 2011.
Voudrai je un autre enfant juste après ? Ce n'est pas sûr. Je veux donner le maximum à chacun de mes enfants, et deux bébés à la maison risque d'être très compliqué. Pourtant j'ai 3 ans et demi d'écart avec ma soeur, et je trouve que ça fait un peu beaucoup.
Bref j'ai encore de nombreux choix à faire, des simples (suivre ou non mon homme), comme des difficiles (1-2-3 enfants), mais aujourd'hui j'ai envie de vivre ma vie à fond, et je sais que si je la voie ainsi elle ne sera plus jamais monotone.

Les soirées jeux

Je pourrai écrire un livre sur ce que m'a apporté l'homme de ma vie, mais aujourd'hui je souhaiterai insister sur une chose en particulier, les jeux.
Pour beaucoup, les jeux de société sont réservés aux enfants, et un adulte raisonnable ne peut pas les apprécier. Sauf que oui mais non.
Moi, les jeux de société, j'ai toujours adoré ça. J'ai commencé dès mon enfance par des jeux classiques, le Monopoly, le Pictionnary, la Bonne Paye ... Puis avec Julien j'ai découvert de nombreux autres jeux, inconnus du grand public, mais si bien et si intéressants ! Pour n'en citer que quelques uns j'ai découvert Agricola, Dominion, Keltis, Léonardo Da Vinci ...
Vous ne connaissez pas ces jeux, c'est complètement normal, car ils sont assez compliqués, je l'avoue. Mais si vous réussissez à tenir la demi heure d'explication des règles, ces jeux sont extras ! La plus part des jeux connus sont dépendants du hasard tels que les lancements de dé ou le côté aléatoire des cartes, mais ces jeux là non. Ils font intervenir la logique et la concentration, poussent à mettre en place une stratégie. Ainsi, ces jeux ne sont jamais répétitifs, puisqu'on peut décider d'avoir une stratégie différente à chaque fois.
Avec Julien, j'ai participé à mes premières soirées jeux, des soirées où les amateurs de ce type de jeux se retrouvent et jouent des heures durant, parfois toute la nuit ! Ansuite, j'ai fais un week end jeux, où le principe est le même, sur tout un week end (journée de récupération à prendre obligatoire !). Et puis après tout ça, voyant que ça m'avait plu, Julien a eu l'idée d'organiser nos propres soirées jeux. On a invité quelques collègues qui étaient intéressés, chacun apportant un peu de quoi manger.
J'adore ce genre de soirées. Je suis un peu maitresse de maison, et Julien et moi sommes parfaitement complémentaires dans ce cadre. Je fais toujours un gateau ou une pizza, j'organise le repas, et ensuite on se prend chacun un groupe avec un jeux différent. On explique le jeu aux personnes qui ne le connaissent pas, et c'est parti ! Bien sûr les jeux que j'explique sont simples pour la plus part, et il m'arrive encore très rarement de gagner, mais j'adore plonger dans un jeu, essayer de mettre en place une stratégie, faire face aux réactions des autres joueurs ...
Désormais, on fait à peu près une soirée jeux par mois, et à chaque fois j'en apprécie chaque instant. Et je ne sais pas ce que la vie nous réserve, mais je souhaite de tout mon coeur continuer longtemps à organiser et vivre ce genre de soirées.
A tous ceux qui ont vécu ça avec moi jusqu'à aujourd'hui, merci !

mercredi 9 septembre 2009

Le Technicien mécano

On pourrait en douter, mais un labo de physico-chimie a réellement besion d'au moins un technicien mécano. Ils permettent de construire de nouveaux appareils (très important dans le recherche fondamentale), ils peuvent aussi réparer un bonne partie de ce qui se fait au laboratoire, bref ils sont supers.

Quand ils réalisent un appareil, il partent de la demande du chercheur, et le créent de toute pièce. Ils choisissent les matériaux qui conviendront le mieux, ils font les plans, puis fabrique l'appareil. Ils ont donc non seulement accès à tout un tas d'appareils rigolos, mais en plus certains utilisent des logiciels particuliers pour la conception des plans qui s'avèrent vraiment puissants, et amusant à utiliser. En plus, dans le cas où ils n'utilisent pas de logiciel, ils font les dessins à la main, et c'est c'est terrible.

A mon plus grand désarrois, les extérieurs au cea qui passent nous visiter préfèrent souvent de loin le super logiciel de Patrick à mon appareil d'électrophorèse capillaire.

Comment en arriver à ce travail, je ne sais pas trop, j'imagine qu'il faut faire m'écanique à haut niveau afin de se spécialiser dans la recherche.

lundi 7 septembre 2009

L'assistante ingénieure spécialisée en Chimie analytique que je suis

Je ne vais pas vous rappeler mon parcours scolaire (voir l'article nommé "Si j'avais bien été informée..."), bon d'accord si : J'ai fait un BAC S, spécialité Physique/Chimie, puis un DUT en Chimie, puis une Licence professionnelle en alternance en Chimie Anlytique, ce qui m'a permis d'obtenir le métier au nom à ralonge suivant : Assistante ingénieure Spécialisée en Chimie Analytique.

Je n'ai pas beaucoup d'expérience, je n'ai fait que le laboratoire où je travaille actuellement, je ne sais donc pas comment ça se passe ailleurs, mes écrits ne sont donc peut être pas à généraliser.
Mon métier est composé de plusieurs thèmes :
-La chimie analytique,
-Les commandes,
-L'animatrice sécurité,
-Maitre de Stage.

La Chimie Analytique

C'est ma passion, et je l'avoue sans peine, j'adore ça. L'idée, c'est de comprendre le foctionnement des appareils d'analyse chimique, qui portent des nom barbares tels que HPLC, RMN, SM, GC, EC ... Mon job, étant donné que je connais le fonctionnement et le principe de tous ces appareils (et d'autres encore !) est de les faire marcher le mieux possible, de résoudre les pannes quand il y en a, de former les gens qui doivent les utiliser, et de maintenir ma connaissance au top afin de fournir à mon laboratoire le top des analyses du moment.
En ce moment je m'occupe principalement de l'EC, l'électrophorèse capillaire, dont je vous expliquerai le principe si vous le désirez (mais arrêtez moi avant que je vous lourde, parce que moi je ne m'arrêterai pas !). En ce moment j'optimise la séparation de plusieurs composés pour un CDD de chez nous qui en as besoin.
Je suis aussi en charge du pHmètre, du conductimètre, et du titrateur, j'ai fait de nombreuses manip et formation sur le tensiomètre, et j'en oublie c'est sur.

Les Commandes

Bien sûr un laboratoire ne vit pas que d'amour et d'eau fraiche, il lui faut des produits chimiques, un laboratoire (tant qu'à faire !), et des consommables. C'est tous les petits trucs dont on se set tout le temps. Il y a un nombre incalculable de petit tubes, flacons, plastiques et verres, gradués et non gradués, fin et épais, transparents et foncé, des pipettes de prélèvement, des sabots de pesée, des chiffons épais, des chiffons fins, des chiffons qui laissent peu de poussières, et des gros pas chers. Je m'occupe de tout ça.
Au début, je l'avoue, c'était la galère. j'ai trois catalogues, avec chacuns une tonne de références avec des noms différents pour les mêmes choses, et des prix différents aussi ! Avec le temps, je sais que tel flacon est meilleur pour ce type de manip, je sais aussi chez qui il est le moins cher et bien sûr qui je dois appeler pour hurler quand ils ne me livre pas à temps. Parce que bien sûr ça, ça arrive souvent. Et ça, c'est une partie assez drôle de mon travail. je vais vous donner un exemple :
J'ai commandé un produit X chez un fournisseur Y, qui devait arriver hier, et il est pas là. Première possibilité, il est toujours à la récpetion de mon centre, j'appelle donc la réception. Ensuite, s'ils ne l'ont pas, j'appelle le fournisseur, et je demande gentiment (il faut être gentille !) comment ça se fait que mon produit ne soit toujours pas arrivé (là je prend toujours mon ton de "blonde"," non mais c'est marqué sur mon papier que ça devait arriver hier, et je ne l'ai toujours pas, je me suis inquiétée !"). Donc là j'ai des excuses, normal, mon colis est parti le matin même (bien sûr). Maintenant, à mon grand désarrois, ils doivent finir par me connaître, car quand j'appelle, souvent le surlendemain mon colis est arrivé. mais au début de mon poste, c'était rarement le cas. Donc le surlendemain, normal, je rappelais, toujours avec mon ton de blonde pour savoir où en était mon colis. S'il n'était pas arrivé le lendemain, je rappelais (on en est à 3 appels, ça commence à les lourder, mais ils ne peuvent pas s'énerver, j'ai mon ton de blonde, et surtout je suis gentille !!!!), à partir de là, j'appelle toutes les demi journées ("ah bon j'ai déjà appelé ce matin ? Ah pardon, non mais c'est parce que ça devait arriver la semaine dernière alors je m'inquiète !"). Le colis mets rarement plus d'une journée à arriver. des fois ils essaient de faire genre ils ne sont pas là, ils laissent sonner, mais au bout de 25 sonneries, ils décrochent, je n'abandonne jamais !

L'animatrice sécurité

Ce côté de mon job englobe pas mal de trucs. déjà, je connais bien le labo maintenant, et donc c'est moi que les gens viennent voir quand ils cherchent un truc. En plus s'il n'est pas au labo, c'est aussi moi qui fait la commande, du coup ça part tout de suite.

Je fais aussi le gendarme, et c'est la partie que je préfère le moins. Pourquoi ? Parce que je dois hurler sur des adultes parce qu'ils ne sont pas capable de rapporter quelque chose quand ils l'ont emprunté, parce qu'ils ne se rendent pas compte que quand ils squattent la paillasse de quelqu'un d'autre ça gène, parce qu'ils s'osbtinent à manipuler en tong, avec une blouse ouverte ou pire, sans blouse. Actuellement, j'ai à peine atteinds l'âge de commencer une thèse, ce qui veut dire que je suis dans les âges des stagiaires les plus jeunes (sauf les miens, bien entendu !), alors forcément, quand je demande à quelqu'un qui pourrait être mon frère si ça serait possible qu'il arrête de prendre les affaires des autres, il me rit au nez. Mais bon, là aussi j'applique la métode douce mais efficace qui consiste à lui dire à chaque fois que je le vois.

Je fais aussi attention au sein du laboratoire que tout est à sa place, qu'il n'y a rien de dangereux. Je participe aux exercices de sécurités, et aux différentes réunions qui vont avec. Ce n'est pas une de mes parties préférées, mais c'est essentiel pour le bon fonctionnement d'un laboratoire de chimie, alors je le fais.

Maitre de Stage

Depuis deux ans, je prend un stagiaire en DUT Chimie aussi. C'est un petit stage (2 mois et demi), mais j'apprécie vraiment de transmettre les connaissances et mes conseils à quelqu'un qui en a besoin. Je fais tout, je rédige la proposition de stage, puis je l'envoie aux DUT, je reçois les candidats en entretiens, et je participe au choix, puis je les forme sur l'électrophorèse capillaire, je leur corrige leur rapport et leur soutenance de stage, je les accompagne même à cette soutenance. C'est usant mais vraiment gratifiant.

Ce qu'on peut faire avec un BAC S, dans la recherche

J'avais prévu d'inviter ma cousine Emilie dans mon laboratoire, afin qu'elle puisse se faire une idée de ce qu'il était possible de faire comme métier avec un BAC S.

Ce n'était pas la première fois que je faisais ça, ma soeur est venue il y a deux ans, une copine à Julien cette année. Mais voilà, elle a 17 ans, et ça pose problème. Ma secrétaire préférée m'a dégotté une circulaire bidule truc de sous ses fagots qui l'interdit de venir me voir. ça m'embète, je n'aime pas trahir une parole que j'ai donné. Bref posons les cartes sur la table, je suis dégouttée.

Du coup une idée saugrenue, vaguement réalisable et surtout un peu folle m'est venue, je vais faire le point sur les gens qui travaillent avec moi, ce qu'ils font d'où il viennent.