C'était en 2001, j'avais 17 ans. J'étais à ma 10ème année de danse. Mon cours avait lieu tous les mercredi soirs, et je ne l'aurai ratté pour rien au monde.
Nous étions un petit groupe, il y avait une excellente ambiance. Bien sûr je n'y pas étrangère, faisant, il faut l'admettre, le pitre dès que je le pouvais.
Je ne me souviens plus du titre sur lequel nous avons dansé lors du spectacle de fin d'année, je me souviens seulement qu'il était difficile, ce qui m'a poussé à organiser des séances supplémentaires pour répéter.
Je moins que je puisse dire, c'est que j'étais assez dure, assez exigeante. Je voulais le meilleure de chacune, je savais qu'elles en étaient capables. Je les ai fait travailler, et travailler. Elles ont dû me haïr des centaines de fois. Mais je suis d'une patience immense, j'ai fait et refait les mêmes pas des milliers de fois.
Le jour du spectacle est arrivé, et nous étions en seconde partie, la partie de celles qui ont un niveau moyen. Sauf que nous méritions largement la troisième partie : nous étions magnifiques. On a assuré comme des malades. On était ensemble et souriantes, c'était merveilleux.
A la fin de la chanson, on s'est réuni dans les vestiaires, et, à ma grande surprise, les filles s'étaient cotisées pour me faire un cadeau, car c'était ma dernière année avec elles. Ce fut un moment là encore exceptionnel, je pense que jamais je ne l'oublierai. J'ai promis, les larmes aux yeux d'être là, au gala, l'année suivante.
Mais je n'ai pas tenu ma promesse, ni cette année là, ni les suivantes.
Je ne sais pas si internet mettra jamais ce message sur leur route, je ne sais pas non plus si elles se reconnaîtront, mais si jamais c'était le cas, je voudrai qu'elles sachent que je garde précieusement leurs cadeaux, que je pense à elles souvent, et que je regrette du fond du coeur de ne pas avoir trouvé le courage de revenir les voir. Je me souviens de nos éclats de rires, et une boule me monte dans la gorge. Je me souviens de notre complicité, de nos papotages intempestifs. Les visages se perdent dans les méandres de ma mémoire, mais je n'oublierai jamais cette chaleur qui reste et s'incruste au fond de mon ventre. Cette présence chaude et rassurante qui me rappelle à quel point on peut être heureux, à un moment précis de sa vie, sans avoir rien demandé.
J'espère que vous êtes heureuses, que votre vie va bien, j'espère que vous avez continué la danse moderne, et que parfois en y allant vous pensez à moi, comme aujourd'hui moi je pense à vous.
Nous étions un petit groupe, il y avait une excellente ambiance. Bien sûr je n'y pas étrangère, faisant, il faut l'admettre, le pitre dès que je le pouvais.
Je ne me souviens plus du titre sur lequel nous avons dansé lors du spectacle de fin d'année, je me souviens seulement qu'il était difficile, ce qui m'a poussé à organiser des séances supplémentaires pour répéter.
Je moins que je puisse dire, c'est que j'étais assez dure, assez exigeante. Je voulais le meilleure de chacune, je savais qu'elles en étaient capables. Je les ai fait travailler, et travailler. Elles ont dû me haïr des centaines de fois. Mais je suis d'une patience immense, j'ai fait et refait les mêmes pas des milliers de fois.
Le jour du spectacle est arrivé, et nous étions en seconde partie, la partie de celles qui ont un niveau moyen. Sauf que nous méritions largement la troisième partie : nous étions magnifiques. On a assuré comme des malades. On était ensemble et souriantes, c'était merveilleux.
A la fin de la chanson, on s'est réuni dans les vestiaires, et, à ma grande surprise, les filles s'étaient cotisées pour me faire un cadeau, car c'était ma dernière année avec elles. Ce fut un moment là encore exceptionnel, je pense que jamais je ne l'oublierai. J'ai promis, les larmes aux yeux d'être là, au gala, l'année suivante.
Mais je n'ai pas tenu ma promesse, ni cette année là, ni les suivantes.
Je ne sais pas si internet mettra jamais ce message sur leur route, je ne sais pas non plus si elles se reconnaîtront, mais si jamais c'était le cas, je voudrai qu'elles sachent que je garde précieusement leurs cadeaux, que je pense à elles souvent, et que je regrette du fond du coeur de ne pas avoir trouvé le courage de revenir les voir. Je me souviens de nos éclats de rires, et une boule me monte dans la gorge. Je me souviens de notre complicité, de nos papotages intempestifs. Les visages se perdent dans les méandres de ma mémoire, mais je n'oublierai jamais cette chaleur qui reste et s'incruste au fond de mon ventre. Cette présence chaude et rassurante qui me rappelle à quel point on peut être heureux, à un moment précis de sa vie, sans avoir rien demandé.
J'espère que vous êtes heureuses, que votre vie va bien, j'espère que vous avez continué la danse moderne, et que parfois en y allant vous pensez à moi, comme aujourd'hui moi je pense à vous.