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mardi 19 octobre 2010
C'est la fin et le commencement
C'est terminé, la souffrance, l'ennui, tout ça c'est terminé. Mon sourire peut revenir, mes éclats de rire aussi, les yeux vont se remettre à briller, et je suis persuadé que leur éclat sans comparaison avec celui d'autrefois. Car aujourd'hui je sais ce que c'est que vivre l'enfer, alors j'apprécierai d'autant plus mon paradis.
Il revient. Tel un phare sur la mer il rapporte enfin la lumière sur ma terre glacée d'avoir tant manqué de soleil. Mon étoile est revenue, et je compte briller à ses côtés, rattraper le temps perdu, tout ce temps où je n'ai fait que l'attendre pour revivre.
Tant de choses à faire ! Tant d'envies, tant de projets, tant de passion, tant d'abandon.
La vie n'est plus cruelle, la vie n'est plus sans intérêt, la vie est belle, elle m'éblouit, je prend son soleil et sa chaleur directement dans mon cœur, et me nourrit de cette énergie incroyable.
Je me sens capable de faire n'importe quoi, de réussir quoi que je décide d'entreprendre. Prête à affronter les petits et grands tracas de la vie avec légèreté et le sourire, par dessus le marché.
J'ai l'impression qu'un immense sourire s'est greffé sur mon visage, collé à la glu, résistante à tous les solvant néfastes que les mauvaises langues ou les difficultés pourraient produire.
Je suis dans un autre monde, légère et toute rose, je vole à travers le quotidien sans jamais vraiment le toucher, tant mon cœur gonflé à bloc me maintient haut dans le ciel.
Désormais je peux rêver à nouveau, un arc en ciel s'est posé sur ma vie, et y réimprimé les couleurs qui avaient disparut autour de moi. "Rien n'a changé, mais tout est différent ..."
lundi 8 mars 2010
Je n'en avais jamais parlé et pourtant il a toujours été là
Je le connais depuis toujours, et il a toujours été formidable avec moi, me soutenant toujours, ne me jugeant jamais. J'éprouve pour lui un amour qui dépasse de beaucoup la norme. Alors aujourd'hui, au lendemain de la fête des grand mères, parce qu'il me manque bien plus que je n'oserai jamais le lui dire, je voudrai parler de mon grand père maternel.
Il y a peu à dire et en même temps tant de choses à raconter à propos de cet homme merveilleux qui derrière son sourire a connu la guerre. Il a toujours su être ce qu'aucun autre adulte n'a jamais été. Jamais de toute mon enfance il n'a été grossier, bourré, raciste ou de mauvaise humeur. Il a su faire évoluer sa façon de me regarder à l'adolescence, et jamais il ne m'en veux lorsque je n'arrive pas à l'appeler.
Je dis souvent que j'estimerai avoir réussi ma vie si je deviens seulement la moitié de ce qu'il est, et c'est vrai. Il est parti de rien, et il a tout construit. Il a travaillé comme un forcené sans jamais se plaindre, il a soutenu Mamie jusqu'à son dernier souffle sans jamais faiblir alors qu'elle lui demandait tant.
Il est d'une intelligence et d'une ingéniosité remarquable. J'adore quand il m'explique comment il a réussit à placer un taux d'humidité contrôlé pour la culture de ses endives, ou quand il me montre tout ce qu'il fait pousser dans son jardin ou dans celui de Mauricette. J'adore admirer le jeux casse tête qu'il avait construit lors d'une insomnie et dont il m'a fait un exemplaire. J'adore admirer les dessous de plat qu'il a fait avec des brins de toutes les couleurs, qu'il a teinté lui même. J'adore m'assoir sur les deux tabourets qu'il a construit, tressé, et qu'il m'a donné.
Il possède une immense dextérité avec ses mains, que j'aurai aimé recevoir lors de ma naissance. Il est excellent en calcul mental et jamais de toute ma vie je ne l'ai battu à ce jeu.
Et surtout, surtout, il aime voyager, découvrir la France, filmer tous ces endroits, et nous les raconter ensuite. Il a fait énormément de voyages organisés, et se souvient de chacun avec émotion. J'adore l'écouter me raconter ses souvenirs, parfois drôles, parfois sérieux, toujours passionnants. Et c'est ça que j'aime chez lui, il a su ne jamais tomber dans l'excès. Il a travaillé énormément, mais pourtant il a su s'arrêter pour partir en voyages. Il adore faire des blagues, faire le pitre, et pourtant jamais il n'en fait trop. Il adore ses petits enfants, et pourtant jamais il n'est envahissant. C'est l'homme parfait.
Savoir qu'il ne sera pas éternel me rempli d'horreur, je n'ose pas imaginer un monde où il ne serait pas présent. J'ai l'impression parfois que je ne pourrai survivre intacte à son départ, car il fait partie de ce que je suis, de ce que je veux, et même si je ne le vois et ne lui parle que rarement, il ne quitte jamais ni mon esprit ni mon cœur, comme un lien inaltérable avec ce monde d'avant dont il aime me raconter les histoires et les coutumes. Tous ces principes dépassés et que l'on ne pourra trouver que chez ces personnes d'un certain âge qui ont su malgré les années, garder leur âme d'enfant pour nous raconter tout ça avec ce petit sourire qui les caractérise et sans l'amertume de tous leurs congénères qui fait fuir leurs familles et leurs voisins.
Je ne souhaite qu'une seule chose, je ne veux pas qu'il parte avant que j'ai eu la joie de lui offrir un arrière petit fils ou une arrière petite fille, ni avant qu'il ai dansé avec moi le jour de mon mariage. Alors, s'il existe un Dieu, quel qu'il soit, je sais que Papi a beaucoup donné, et peu reçu. Je sais qu'il est fatigué, et qu'il mérite de prendre enfin du repos. Mais je veux être égoïste et j'ai encore besoin de lui, laissez le nous encore un peu, quelques années encore de bonheur, tous ensemble. Ensuite vous pourrez nous le prendre pour de bon, afin qu'à leur tour, il fasse rire ceux d'en haut.
lundi 25 janvier 2010
L'amour dure t'il toujours ?
Selon tous les dires de toutes (ou quasiment) les personnes de plus de 40 ans, non, l’amour ne dure pas toujours. Apparemment, il durerait environ 7ans.
Alors pourquoi nous marions nous ? Pourquoi faire des enfants si automatiquement 7 ans plus tard, l’amour aura disparut, rendant le mariage caduc et les enfants malheureux. De plus, notre enfance est parsemée d’histoires de princesses qui se terminent toutes par « ils se marièrent et vécurent heureux jusqu’à la fin de leur vie ». N’est ce donc pas un peu mentir à nos enfants que de leur vendre un mariage et une fin heureuse qu’ils n’auront de toute façon pas ?
Apparemment, les couples qui durent dans le temps ont deux choix. D’un côté on aura les personnes qui restent ensemble par habitude, pour ne pas choquer la famille, ou parce qu’ils n'ont pas le courage. de se séparer. Ces derniers deviennent une sorte de « colocataires » qui partageraient le même lit. Donc plus de vie intime, ni de tendresse avec câlins, dans le meilleur des cas, chacun trouvera ailleurs de quoi s’envoyer en l’air. De l’autre côté, on a les gens qui ont su transformer leur amour en tendresse, ce qui leur permets de montrer au moins un semblant d’amour à leurs enfants, ils s’envoient toujours en l’air, mais sont ils vraiment heureux, sans cette excitation au ventre qu’apporte l’amour ?
De mon côté, je ne veux pas faire ce choix. Je refuse de n’avoir qu’un semblant de vie car seulement un semblant d’amour. Je veux continuer à aimer et à me sentir aimée. Je veux encore et encore ressentir la passion qui m’anime lorsque je pense à celui que j’aime ou quand je le vois. Est-ce que parce que je refuse de vivre à moitié je serai obligée de tout quitter tous les 7 ans ? Et si je n’en ai pas envie ? Je suis amoureuse, et je veux construire ma vie avec cet homme, me marier, avoir des enfants et vieillir à ses côté. Pour autant, je refuse de me perdre et d’arrêter d’aimer et d’être aimée, j’ai besoin de ce sentiment, de cette passion, c’est de là que je puise ma force. Que puis je donc faire ?
Est-ce que la vie se résume à l’amour toute la vie, mais sans enfant ni stabilité, ou les enfants mais sans passion ?
Pour l’instant, je refuse de le croire. Je me refuse à faire ce choix. Alors je me dis que peut être si on entretient notre amour, si on continue de se surprendre, jour après jour. Si on arrête jamais de communiquer, si on garde du temps pour nous, peut être garderons nous cette passion si précieuse toute notre vie ? Je n’ai pas d’autre choix que d’y croire de toute mon âme, car je ne peux envisager d’être de nouveau heureuse sans l’homme avec qui je construis mon avenir.
lundi 18 janvier 2010
On se perd
Mais comment sait on qu'on s'est perdu, qui me dit que ce n'est pas celle que je suis maintenant que je suis vraiment ? Je ne sais pas. Peut être parce que le résultat ne me plait pas. Mais est on vraiment ce qu'on veut être. Suis je vraiment comme ça ?
J'étais un coeur. On part tous de notre enfance avec un bagage de sentiments et de réflexes, pour moi c'était l'amour. Je donnais à tous et tout le temps, sans compter. Je me faisais passer bien après tous les autres et je travaillais tant. Aujourd'hui je me sens si égoïste, ça m'est difficile parfois, j'ai l'impression que les gens que je croise se retournent alors sur moi et me montrent du doigt en disant "Pas bien !!!".
J'oublie d'appeler mon grand père, j'ai raréfié mes appels à ma maman, je ne suis là pour personne, je n'ai pas consolé une de mes vieilles amies depuis des lustres. Pourquoi ? Comment en suis je arrivée là ? Je ne sais pas trop.
J'ai beaucoup souffert, beaucoup donné, surement trop, et je me suis fatiguée. J'ai fait un choix d'égoïsme pur il y a un an et demi, et ça a été un moment exceptionnel que je me félicite d'avoir vécu. J'avais à cette époque déjà commencé à sortir des radars, je me suis donc ré-approché de mes amies avec passion, je les aime tant !
Aujourd'hui j'ai perdu l'envie. C'est une sorte de vengeance à la vie que je fais. La vie s'amuse à me faire souffrir, à ne pas me donner ce dont j'ai besoin, alors je ne la vis plus, point (ça lui apprendra). Bien sûr je ne fais pas l'autarcique, mais je ne sais pas appeler les gens quand je sens que je ne suis pas bien, et je ne suis plus jamais bien. Et les seuls moments de répits, où je respire enfin, j'aspire le plus d'air possible, afin de tenir longtemps, et donc je délaisse tout ce qui n'est pas cet air qui me manque tant dès qu'il disparait de nouveau.
J'ai fait tant subir à mes amies et à ma famille que je me demande parfois si ils ne vont pas finir par ne plus vouloir me parler. Lors de mes études, je n'étais là pour personne, ensuite, j'ai cessé tout socialité, et maintenant ça ? Sentent elles à quel point je souffre, et à quel point je voudrai qu'elles ne m'en veuillent pas ? Je l'espère.
Longtemps j'ai cru perdre pied. Aujourd'hui je relève enfin la tête, mais le désir, l'envie de vivre, elle, n'est pas revenue. Je ne fais plus qu'attendre, en essayant tant bien que mal de sauver les meubles et de perdre le moins de personnes possibles.
S'il vous plait, si c'est encore possible, pardonnez moi, je vous aime.