lundi 25 janvier 2010

L'amour dure t'il toujours ?

Selon tous les dires de toutes (ou quasiment) les personnes de plus de 40 ans, non, l’amour ne dure pas toujours. Apparemment, il durerait environ 7ans.

Alors pourquoi nous marions nous ? Pourquoi faire des enfants si automatiquement 7 ans plus tard, l’amour aura disparut, rendant le mariage caduc et les enfants malheureux. De plus, notre enfance est parsemée d’histoires de princesses qui se terminent toutes par « ils se marièrent et vécurent heureux jusqu’à la fin de leur vie ». N’est ce donc pas un peu mentir à nos enfants que de leur vendre un mariage et une fin heureuse qu’ils n’auront de toute façon pas ?

Apparemment, les couples qui durent dans le temps ont deux choix. D’un côté on aura les personnes qui restent ensemble par habitude, pour ne pas choquer la famille, ou parce qu’ils n'ont pas le courage. de se séparer. Ces derniers deviennent une sorte de « colocataires » qui partageraient le même lit. Donc plus de vie intime, ni de tendresse avec câlins, dans le meilleur des cas, chacun trouvera ailleurs de quoi s’envoyer en l’air. De l’autre côté, on a les gens qui ont su transformer leur amour en tendresse, ce qui leur permets de montrer au moins un semblant d’amour à leurs enfants, ils s’envoient toujours en l’air, mais sont ils vraiment heureux, sans cette excitation au ventre qu’apporte l’amour ?

De mon côté, je ne veux pas faire ce choix. Je refuse de n’avoir qu’un semblant de vie car seulement un semblant d’amour. Je veux continuer à aimer et à me sentir aimée. Je veux encore et encore ressentir la passion qui m’anime lorsque je pense à celui que j’aime ou quand je le vois. Est-ce que parce que je refuse de vivre à moitié je serai obligée de tout quitter tous les 7 ans ? Et si je n’en ai pas envie ? Je suis amoureuse, et je veux construire ma vie avec cet homme, me marier, avoir des enfants et vieillir à ses côté. Pour autant, je refuse de me perdre et d’arrêter d’aimer et d’être aimée, j’ai besoin de ce sentiment, de cette passion, c’est de là que je puise ma force. Que puis je donc faire ?

Est-ce que la vie se résume à l’amour toute la vie, mais sans enfant ni stabilité, ou les enfants mais sans passion ?

Pour l’instant, je refuse de le croire. Je me refuse à faire ce choix. Alors je me dis que peut être si on entretient notre amour, si on continue de se surprendre, jour après jour. Si on arrête jamais de communiquer, si on garde du temps pour nous, peut être garderons nous cette passion si précieuse toute notre vie ? Je n’ai pas d’autre choix que d’y croire de toute mon âme, car je ne peux envisager d’être de nouveau heureuse sans l’homme avec qui je construis mon avenir.

lundi 18 janvier 2010

On se perd

C'est arrivé sans prévenir, sans se faire voir ça s'est insinué là, tout autour, et puis un jour j'ai ouvert les yeux, je me suis perdue.

Mais comment sait on qu'on s'est perdu, qui me dit que ce n'est pas celle que je suis maintenant que je suis vraiment ? Je ne sais pas. Peut être parce que le résultat ne me plait pas. Mais est on vraiment ce qu'on veut être. Suis je vraiment comme ça ?

J'étais un coeur. On part tous de notre enfance avec un bagage de sentiments et de réflexes, pour moi c'était l'amour. Je donnais à tous et tout le temps, sans compter. Je me faisais passer bien après tous les autres et je travaillais tant. Aujourd'hui je me sens si égoïste, ça m'est difficile parfois, j'ai l'impression que les gens que je croise se retournent alors sur moi et me montrent du doigt en disant "Pas bien !!!".

J'oublie d'appeler mon grand père, j'ai raréfié mes appels à ma maman, je ne suis là pour personne, je n'ai pas consolé une de mes vieilles amies depuis des lustres. Pourquoi ? Comment en suis je arrivée là ? Je ne sais pas trop.

J'ai beaucoup souffert, beaucoup donné, surement trop, et je me suis fatiguée. J'ai fait un choix d'égoïsme pur il y a un an et demi, et ça a été un moment exceptionnel que je me félicite d'avoir vécu. J'avais à cette époque déjà commencé à sortir des radars, je me suis donc ré-approché de mes amies avec passion, je les aime tant !

Aujourd'hui j'ai perdu l'envie. C'est une sorte de vengeance à la vie que je fais. La vie s'amuse à me faire souffrir, à ne pas me donner ce dont j'ai besoin, alors je ne la vis plus, point (ça lui apprendra). Bien sûr je ne fais pas l'autarcique, mais je ne sais pas appeler les gens quand je sens que je ne suis pas bien, et je ne suis plus jamais bien. Et les seuls moments de répits, où je respire enfin, j'aspire le plus d'air possible, afin de tenir longtemps, et donc je délaisse tout ce qui n'est pas cet air qui me manque tant dès qu'il disparait de nouveau.

J'ai fait tant subir à mes amies et à ma famille que je me demande parfois si ils ne vont pas finir par ne plus vouloir me parler. Lors de mes études, je n'étais là pour personne, ensuite, j'ai cessé tout socialité, et maintenant ça ? Sentent elles à quel point je souffre, et à quel point je voudrai qu'elles ne m'en veuillent pas ? Je l'espère.

Longtemps j'ai cru perdre pied. Aujourd'hui je relève enfin la tête, mais le désir, l'envie de vivre, elle, n'est pas revenue. Je ne fais plus qu'attendre, en essayant tant bien que mal de sauver les meubles et de perdre le moins de personnes possibles.

S'il vous plait, si c'est encore possible, pardonnez moi, je vous aime.