lundi 27 avril 2009

MOI

Ce soir, j'avais envie de parler de moi, mais je me rend compte que finalement ça me gène énormément. Eh oui, on dirai bien finalement que même une méga bavarde comme moi ne réussit que difficilement à soulever le voile profond de sa personnalité.
Pourtant je parle, mais qu'est ce que je parle !!! Le silence m'est insupportable, ça doit être un truc psychologique remontant à la petite enfance de mon arrière grande tante maternelle au troisième degré, mais c'est comme ça, il y en a qui ont l'angoisse de la feuille blanche, moi j'ai l'angoisse du silence.
Il m'obsède et m'insupporte, je ne peux le laisser gagner, et pour cela je peux dire n'importe quoi à n'importe qui !!!!

samedi 25 avril 2009

La Danse

La danse a toujours été extrêmement importante pour moi. Je ne saurai dire, en fait, si je l'adore car je m'en sors bien, ou si je m'en sors bien parce que je l'adore. Toujours est il que j'adore danser, et que je pense danser assez bien.

De base la musique a toujours fait partie de ma vie. Très tôt j'ai chanté dans la chorale de l'église, puis dans celle du collège. J'adore sincèrement chanter, mais j'ai toujours peur qu'une fois que je ferme la bouche, les gens se retournent vers moi et me jettent des tomates !!! Pour la danse ce n'est pas pareil. Quand je danse j'assure, je me sens bien. C'est comme si tout d'un coup j'existais réellement et pleinement. Alors j'ai choisi, je chante lorsque je suis seule, chez moi, et je danse partout et dès que je le peux.

J'ai commencé la danse classique à l'âge de 7 ans. C'est chiant me direz vous ? Peut être, n'empêche que ça m'a donné d'excellentes bases, des bases de maintient, de temps, de mémoire. Ce n'était pas de la danse classique de haut niveau, et peut être que si ça en avait été mon avenir aurait été différent, bien que je doute que ma mère m'ait laissé choisir la danse comme métier. Passons, ce qui est fait est fait. Je me suis vite intégrée au groupe de danse, j'ai adoré l'ambiance, et cette façon de se dépenser tout en souplesse. Ce fut certainement un coup de foudre, je ne sais plus.

J'ai donc fait 4 ans de danse classique, puis 6 de modern jazz. C'était la danse qui était à la mode à l'époque. C'est pendant ces heures je pense que la danse s'est gravée à jamais au plus profond de moi-même. Je suis très perfectionniste, et la prof que j'ai eu les dernières années m'a permis de dépasser mes possibilités comme jamais. Je suis devenue celle que tout le monde suit, celle qui est devant et qui ne se trompe jamais, et surtout ça, celle qui danse bien.

L'avant-dernière année, on a dansé sur mambo n°5, de Lou Bega. J'étais déjà très fan de cette chanson, ce genre de rythme m'a toujours plu. On a répété, et bien sûr, j'étais devant en compagnie d'une autre ado. Le jour du gala, il s'est avéré qu'elle avait un voyage scolaire en Allemagne, elle n'a donc pas pu être présente. Or il y avait un moment dans la chorégraphie où nous faisions un truc à deux, où, du coup, je me retrouvais seule. Et là, la prof de danse a décidé que pendant que les autres feraient leur truc, moi je ferai une improvisation solo. Vous ne vous en rendez peut être pas compte de devant votre ordinateur, mais mais c'était une grande marque de confiance, une évolution de niveau !!! J'étais surexcitée et si fière de moi !!! Après de nombreuses répétitions, le grand soir est arrivé. Ce soir là, j'avais invité mon copain de l'époque, et il s'est avéré qu'il n'est jamais arrivé ou alors très tard, bien après mon passage sur scène. Donc je l'attendais, je l'attendais, et je stressais pour le spectacle, aussi, ce qui m'a mise, vous vous en doutez bien, dans d'excellentes disponibilités pour danser (c'est ironique).

Notre tour arrive, et là, un miracle s'est produit. Enfin, je ne saurai dire si c'est vraiment le mot que je devrais choisir. Les premières notes qui arrivent, la tension à son summum, et tout d'un coup, il ne me reste que mon sourire sur les lèvres et les pas dans ma tête. Mon tremblement a disparut, mes inquiétudes aussi, je danse. Je me souviens de cette impression de vie si intense, comme si je n'avais jamais existé autant dans ma vie. J'avais travaillé pour ça et ça payait, largement. Sans fausse modestie, j'ai été splendide. Je me souviens de collégiens qui me reconnaissaient dans les couloirs, des mois plus tard. Et surtout je me souviens de ma mère. Quand la chanson s'est terminée, elle et ma sœur sont entrées dans les coulisses. Quand j'y suis entrée à mon tour, elles pleuraient, toutes les deux, à chaudes larmes, pour moi. Je n'avais jamais vu pleurer ma mère à cette époque, ces larmes m'ont bien plus apporté que tous les applaudissements du monde auraient pu le faire. Après l'euphorie de la danse, je suis passée directement à l'émotion de l'amour mis à nu, de la fierté d'une mère surprise de voir ce que sa fille était capable de faire. Encore aujourd'hui, quand j'entends la chanson de Lou Bega passer à la radio, j'ai toujours une pensée pour ce soir qui m'a apporté tant d'émotions, si différentes. Il m'a ensuite été difficile de redescendre sur terre, après être montée si haut, et encore aujourd'hui, je rêve de revivre un instant semblable, et pour ça je travaille du mieux que je peux.

Après ça j'ai dû arrêter la danse quelques années, pour mes études entre autre, et c'est là que j'ai découvert un autre endroit où je pouvais danser tant que je le voulais : les boites de nuit. Quel endroit fabuleux !!!! J'avais testé quand j'étais plus jeune, j'avais déjà trouvé ça fun, mais là, danser toute la nuit sur des rythmes endiablés, ça m'a plu tout de suite, et à chaque fois, je me sens vivre intensément.

Il y a peu, j'ai repris la danse. Et, aussi bizarre que ça puisse paraître, j'ai choisi un cours de danse classique. Le retour a été très difficile, en 5 ans j'ai beaucoup perdu. Le premier gala a été un massacre, et pourtant je me suis réinscrite pour celui de cette année. Peut être suis je masochiste, ou alors juste que j'aime ça énormément, préparer un gala, s'imaginer y être pendant des mois, tout faire pour réussir ces quelques minutes d'une vie.

Mon but désormais, est d'arriver à un niveau assez haut pour passer l'examen de professeur de danse. Je veux enseigner la danse, la passion de la danse, je veux transmettre ça à plein d'ados, c'est quelque chose que j'ai vraiment envie de faire. Alors, ça prendra peut être du temps, mais je finirai par y arriver. Un jour, j'enseignerai la danse.

vendredi 10 avril 2009

Etre Marraine pour moi

J'en ai fini avec mes copines, j'en ai beaucoup !!! Mais je ne peux pas clore ce sujet sans parler d'un être particulièrement particulier. Elle me connait mieux que personne, elle a été présente plus qu'aucune autre à chaque étape de ma vie. Je suis bien trop dure avec elle et pourtant jamais elle ne m'en veux. Aujourd'hui que je déballe enfin mon cœur je voudrai parler de ma sœur.

Dire que je lui en ai fait baver serait peu dire, je voulais le meilleur pour elle, sans comprendre que seule elle pouvait déterminer ce qui était ou non le meilleur.

Elle a vendu la mèche à Maman pour mon premier chéri (merci, hein !), elle a séché mes larmes à chaque rupture, elle m'a laissé vivre quand je n'avais pas le temps de m'occuper d'elle, et même sur la paille, elle m'offre toujours un cadeau pour noël et pour mon anniversaire.

Je l'aide du mieux que je peux, je souhaite plus que tout lui éviter les difficultés que j'ai dû affronter, sans me rendre compte que souvent elle est bien assez grande pour les affronter, et qu'elle s'en sortirai très bien, même sans sa grande sœur.

Je me demande parfois comment on peut haïr ses frères et sœurs. J'oublie alors que ce qui nous uni n'est pas seulement le sang, et que ce qui nous uni dépasse de beaucoup l'amour fraternel. Si jour après jour, nous nous inquiétons l'une pour l'autre, si d'instinct nous faisons passer l'autre avant nous même, si jamais la distance ne nous effraie ni ne nous effraiera, c'est tout simplement que plus fort encore que ces liens de sang si fragiles finalement, nous avons construit entre nous un formidable lien d'amitié.

Nolwenn

Je parlerai peu sur Nolwenn. Non pas qu'elle ne soit pas importante à mes yeux, car souvent je pense à elle et je m'inquiète. Mais même en voulant plus que tout nous retrouver, il nous est encore difficile de partager des choses.

Nous nous sommes rencontrées en sixième, et nous nous sommes adorées tout de suite. Nous avons grandi l'une à côté de l'autre, et nous avons passé de merveilleux moments. Souvent nous dormions l'une chez l'autre, et nous passions des soirées entières à papoter, de garçons la plus part du temps.

J'étais persuadée qu'il en serait toujours ainsi, elle était ma moitié, celle qui serait encore là quand les autres seraient parties. Malheureusement nous avons suivi des chemins différents, et nous nous sommes perdues de vues, et certainement même plus à cause de moi qu'à cause d'elle.

Dernièrement nous nous sommes retrouvées, et nous avons tenté de toutes nos forces de nous retrouver. Mais peut être n'est-ce pas encore le bon moment, peut être sommes nous trop éloignées géographiquement. Mais je suis sûre et je veux croire qu'un jour nous réussiront à redevenir ce que nous étions, des amies proches comme les deux doigts d'une main, des jumelles physiquement différentes.

Fophie

J'étais en terminale scientifique, et j'avais déjà toutes les copines sus-nommées. J'en avais bien assez me direz vous ! Mais mon cœur est infini, et il ne se nourrit que d'amour et d'amitiés, et j'allais lui trouver la comptable la plus drôle du monde !

Elle était en seconde, interne dans le même tout petit lycée que Sandranou et moi. On était un bon groupe de nanas, et on mettait donc 15 jours et demi pour finir de manger le soir. Plusieurs soirs de suite, on l'a vu, abandonnée de ses amies, finir de manger toute seule dans son coin. Avec Sandra on a trouvé ça horrible, alors on lui a proposé de manger avec nous. Au début, elle a dit que ce n'était pas bien grave qu'elle mange toute seule, et puis finalement elle a partagé notre table, puis rapidement, notre chambre.

Ce qu'il faut savoir avant de commencer, c'est que les soirées à l'internat étaient déjà très animées avant son arrivée, on papotait, on rigolait, mais ce n'était rien comparé à l'ambiance après son arrivée !!! Je me souviens de partie de carte à hurler de rire pendant 3 semaines, de parties de foot avec un chausson comme ballon, de tous ce petits trucs de tous les jours, qu'on faisait sans s'en rendre compte et qui rendaient le quotidien tellement plus amusant !!

Je me souviens, le matin, je me levais la première, et j'allais prendre ma douche. Ensuite je réveillais Sandra en lui caressant le pied de loin (je crois que c'est toi qui sinon shootait quiconque s'approchait), et enfin j'allais réveiller Fophie (tiens, encore un surnom !). Je lui murmurais en lui caressant les cheveux : « Il est l'or, mon seignor, l'or de se réveiller ! », et pour me montrer qu'elle avait bien entendu, elle me répondait un très vague « Tututut, il en manque une ! ». Je ne sais pas d'où ça nous est venu, mais ça nous a pris un jour, et c'est resté.

Le lycée s'est terminé pour moi, elle est partie dans des études de comptabilité, ne pouvant plus nous voir au quotidien, on a donc commencé à se voir chez nous. Rapidement, nous avons trouvé des nouvelles habitudes, des jeux un peu stupides mais engendrant d'immenses fou rire, du papotage à n'en plus finir, des failles temporelles aussi …

Encore aujourd'hui, j'ai le sourire rien que de penser à nos futures rencontres, car même lorsque je suis stressée au plus haut point, elle réussit toujours à me faire rire à en avoir des crampes aux zygomatiques !!!